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Le gouvernement accentue son contrôle des médias à l'approche des élections

(RSF/IFEX) - Le 1er décembre 2011 - La Russie compte la population d'internautes la plus importante d'Europe, avec 51 millions d'utilisateurs. Un quart des Russes cite le Net comme principale source d'information (selon une étude du cabinet comScore). Les autorités fédérales et locales ont pris acte de l'avènement du Net comme média prépondérant dans le débat politique, et se sont lancées dans une campagne de censure à la veille des élections législatives, prévues le 4 décembre 2011. Les médias traditionnels ne sont pas épargnés : épinglés, scrutés, menacés, tous les procédés sont bons pour soutenir l'homme fort du pays, Vladimir Poutine, et renforcer l'unanimité autour de sa candidature aux élections présidentielles du 4 mars 2012. Reporters sans frontières condamne fermement cette avalanche de mesures arbitraires, et dresse la liste des récentes violations de la liberté d'informer.

Censure des critiques sur le Net

Alors que le Premier Ministre a récemment mis en garde les pays occidentaux contre toute ingérence dans les élections russes, l'agence de presse Ria Novosti a reçu l'ordre de supprimer de son site les dépêches étrangères critiques à son égard. Grigory Okhotin, employé d'InoSMI, la filiale chargée de traduire les articles de la presse étrangère pour le public russophone, a publié un e-mail interne, le 26 novembre 2011, dans lequel le chef du département Internet demande à tous ses collaborateurs "de ne placer sur le site aucun article hostile à Poutine et Russie Unie", au cours de la semaine précédant les élections. Il a démissionné, en signe de protestation. Une porte-parole de Ria Novosti a réfuté cette allégation, le 29 novembre 2011, rappelant que la censure des médias était contraire à la Constitution du pays. L'agence va poursuivre Grigory Okhotin pour déclaration calomnieuse.

La très populaire plate-forme de blogs LiveJournal, qui accueille une grande part des débats politiques, a subi une nouvelle attaque DDoS [1] le 28 novembre 2011, une pratique qui se banalise depuis le début de l'année.

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