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Une nouvelle loi sur la radiodiffusion préserve le contrôle de l'État sur les médias publics

Le Parlement a adopté au début du mois un projet de loi qui transforme le Sierra Leone Broadcasting Service (Service de radiodiffusion de la Sierra Leone, SLBS), dirigé par l'État, en un radiodiffuseur fonctionnant à titre de service public, mais la Fondation pour les médias en Afrique de l'Ouest (MFWA) souligne que le président détiendra quand même des pouvoirs indus.

Adoptée à l'unanimité le 7 août, la Loi sur la radiodiffusion vise à fondre les Sierra Leone Broadcasting Services avec United Nations Radio, une station mise sur pied par l'organisation mondiale pendant la guerre civile, afin de devenir la Sierra Leone Broadcasting Corporation (SLBC).

Aux termes de la loi, cependant, le président Ernest Koroma dispose toujours du pouvoir unilatéral de désigner le directeur général et le directeur général adjoint de la SLBC, rappellent la MFWA et l'Association des journalistes de la Sierra Leone (Sierra Leone Association of Journalists, SLAJ).

Le président de l'association, Umaru Fofana, a dit à la MFWA que les pouvoirs accordés au président non seulement institutionnaliseraient le contrôle exercé par le pouvoir exécutif sur les nouveaux médias, mais aussi nuiraient aux intérêts des membres de la SLAJ qui travaillent pour les deux stations.

Selon Fofana, la SLAJ a été mise de côté lors des prétendues assemblées de consultation. « Nous devrions être là pour apporter des idées », a-t-il souligné.

« Nous appelons le président Koroma et lui demandons de ne pas ratifier ce projet de loi, mais de procéder plutôt à une consultation en bonne et due forme - en incorporant les vues de tous les intéressés afin de garantir que la station reflète véritablement son caractère de service public et qu'elle est redevable à l'État et à la population de la Sierra Leone », a déclaré la MFWA.

La MFWA encourage la SLAJ et les autres organisations de la société civile à joindre leurs forces et à faire en sorte que Koroma ne ratifie pas le projet de loi. Koroma doit ratifier le projet de loi dans les 21 jours qui suivent son adoption.

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