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Le NUSOJ tient un forum sur la sécurité et l'éthique en zone de guerre

Le NUSOJ et des défenseurs internationaux de la libre expression se sont réunis à la conférence de Nairobi
Le NUSOJ et des défenseurs internationaux de la libre expression se sont réunis à la conférence de Nairobi

NUSOJ

Journalistes, administrateurs de médias et défenseurs somaliens et internationaux de la libre expression se sont rassemblés le week-end dernier afin de s'encourager les uns les autres et d'élaborer des stratégies dans un contexte toujours présent de menaces de torture, d'enlèvement, d'intimidation politique et de mort, auquel les chercheurs sont confrontés en Somalie.

Plus de 60 personnes ont assisté du 24 au 26 juillet, à Nairobi, au Kenya, à la conférence de trois jours intitulée « Journalisme professionnel : Responsabilité en situation de violence et d'insécurité ». Le Syndicat national des journalistes somaliens (National Union of Somali Journalists, NUSOJ) avait organisé la conférence, avec le soutien de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et du Ministère des Affaires étrangères de Norvège.

La sûreté des journalistes et la culture d'impunité pour les assassins des travailleurs des médias figuraient au sommet de l'ordre du jour des participants, qui ont entendu des témoignages de première main de journalistes qui ont subi la brutalité policière ou celle des seigneurs de guerre. Le pouvoir que les médias peuvent exercer, dans leur aptitude soit à attiser les flammes de la violence ou à faire avancer les valeurs démocratiques et non violentes, a également constitué un sujet majeur de discussion.

Un grand nombre des participants ont avancé des idées sur la façon de renforcer la solidarité parmi les journalistes et des initiatives en faveur des droits de la personne dans la Corne de l'Afrique et dans le monde. Les conférenciers ont également souligné la nécessité d'instaurer un ensemble de normes éthiques pour les journalistes présents en zone de guerre.

Tandis que la plupart des homicides de journalistes en 2009 se sont produits à Mogadiscio et dans les alentours, la région autonome autoproclamée du Somaliland attire l'attention en raison de graves violations de la liberté de la presse à l'approche de son élection présidentielle, qui doit avoir lieu en septembre.

Mohamed Osman Mire et Ahmed Suleyman Dhuhul, respectivement directeur et rédacteur en chef de Radio Horyaal, ont été arrêtés le 13 juillet et sont toujours incarcérés dans la capitale du Somaliland, Hargeisa. Le NUSOJ, l'Institut international de la presse (IIP) et Reporters sans frontières (RSF) rapportent que les arrestations ont eu lieu après que la station eut diffusé la bande audio d'une dispute entre le président du Somaliland, Dahir Rayale Kahin, et des anciens du village de Galibey, irrités de l'incapacité du président à mettre en oeuvre les droits fonciers du clan, reconnus par les tribunaux. La violence inter-clanique a éclaté le lendemain de la dispute; quatre personnes ont perdu la vie près de la frontière séparant les provinces de Galibey et d'Awdal. Deux jours plus tard, la station HCTV était interdite parce qu'elle avait diffusé des séquences de la violence.

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