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La loi martiale pourrait mener à des violations de la libre expression, dit le NUSOJ

Le parlement somalien a voté la proclamation de la loi martiale pendant trois mois, ce qui pourrait mener à davantage de restrictions à la libre expression, prévient le Syndicat national des journalistes somaliens (National Union of Somali Journalists, NUSOJ).

Le 19 août, le Parlement fédéral de transition de Somalie a voté à une écrasante majorité l'imposition de la loi martiale afin de rétablir l'ordre dans ce pays déchiré par les conflits, disent le NUSOJ et le réseau « Shabelle Media Network » de Mogadiscio.

La proclamation permettra au président Sheikh Sharif Sheikh Ahmed d'émettre des décrets en matière de sécurité nationale.

Mais le NUSOJ s'inquiète que les violations de la libre expression par le Gouvernement fédéral de transition (TFG) ne se multiplient, comme ce fut le cas lorsque la loi martiale avait été imposée en 2007. À l'époque, les règles avaient inclus l'interdiction de « diffuser de la propagande », d'interviewer les adversaires du gouvernement ou de faire des reportages sur les questions de sécurité nationale, ainsi que la tenue de manifestations.

« Nous avons été témoins de plusieurs violations - journalistes détenus, reporters torturés, arrestations arbitraires, fermeture de médias et censure -, commises par les forces du TFG et de hauts responsables lorsque la loi martiale a été imposée en 2007 », a déclaré le secrétaire général du NUSOJ, Omar Faruk Osman.

Le conflit persistant a fait de la Somalie le pays le plus dangereux d'Afrique pour les journalistes, et l'un des plus dangereux du monde. La journaliste pigiste canadienne Amanda Lindhout et le photographe australien Nigel Brennan sont retenus captifs depuis un an dans un endroit inconnu de Somalie, soit depuis leur enlèvement par un groupe armé en août 2008.

D'après un rapport de l'ONU rendu public cette semaine, la violence persistante et une sécheresse prolongée ont plongé la Somalie dans sa pire crise humanitaire depuis le début de la guerre civile, il y a presque deux décennies de cela, alors qu'on estime que 3,76 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire.

Un assaut anti-gouvernemental lancé par les militants islamistes au début de cette année a approfondi cette crise humanitaire, faisant des centaines de morts dans la population civile et des dizaines de milliers de déplacés. L'intensification des combats, surtout dans le centre et l'est de la Somalie - régions largement inaccessibles aux travailleurs de l'aide humanitaire - accentue les problèmes les plus graves d'accès à la nourriture et de malnutrition, dit le rapport de l'ONU.

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