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Au moins huit journalistes blessés dans un attentat au missile

Lorsque les forces du gouvernement somalien ont lancé le 29 juin des missiles contre une conférence de presse que tenaient des militants, au moins huit journalistes ont été blessés, selon ce que rapportent le Syndicat national des journalistes somaliens (National Union of Somali Journalists, NUSOJ), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), l'Institut international de la presse (IIP) et Reporters sans frontières (RSF). Les journalistes indépendants qui couvrent les affrontements à Mogadiscio se font de plus en plus harceler par l'État, et les milices islamiques continuent de cibler les médias.

L'attaque s'est déroulée au nord de Mogadiscio, dans une école de police créée à l'origine pour former les forces du Gouvernement fédéral de transition (GFT). La veille, le centre de formation avait été pris par des militants d'Al-Shabaab. Les journalistes étaient visés indirectement parce que le gouvernement voulait interrompre la conférence de presse afin que les médias ne puissent rapporter la propagande d'Al-Shabaab, d'après ce qu'un journaliste blessé a déclaré au CPJ.

Le NUSOJ condamne cet attentat, et affirme que « les parties au conflit ont pris l'habitude de bombarder ou d'attaquer les endroits où il y a concentration de journalistes, officiellement pour éliminer les prétentions de gains politiques de leur ennemi ». Mustafa Haji Abdinur, reporter à l'agence de nouvelles AFP, et Youssouf Jama Abdullahi, cameraman pigiste, ont été arrêtés par des policiers du GFT parce qu'ils avaient pris des photos d'un collègue blessé. On les a contraints à effacer leurs photos et ils ont été relâchés sans être inculpés de quoi que ce soit. Abdinur est lauréat du Prix International de la Liberté de la presse, décerné par le CPJ.

Mais le GFT pourchasse également tout journaliste qui conteste ses politiques. Un correspondant somalien du « New York Times » a fui le pays le 26 juin après avoir été menacé par les forces de sécurité de l'État pour avoir couvert la nouvelle concernant l'utilisation d'enfants soldats par le gouvernement.

Le gouvernement somalien, qui combat plusieurs groupes d'insurgés islamiques dans le sud et le centre du pays, est soutenu par l'ONU et est allié aux États-Unis dans leur guerre contre le terrorisme, de faire remarquer l'IIP.

Tant les militants de Hizbul Islam que leurs puissants rivaux, Al Shabaab, ont interdit la diffusion à la radio de musique et d'informations faisant référence au GFT soutenu par l'ONU. L'Hizbul Islam a en outre mis les médias somaliens en garde de ne pas célébrer le 50e anniversaire du pays, le 1er juillet. Par défi, Radio Shabelle a repris la diffusion de musique. Elle est la première station de radio privée à rompre les conditions du décret.

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