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Des groupes armés et des politiciens sont derrière les attaques contre les journalistes, dit le NUSOJ

Cette semaine, deux journalistes de la principale station de radio indépendante de Somalie, Radio Shabelle, ont été tabassés par des soldats et des officiers du gouvernement fédéral de transition de Somalie tandis qu'ils couvraient une inoffensive cérémonie de remise d'un trophée de football. La raison pourrait être une récente émission de Radio Shabelle qui révélait la corruption gouvernementale au port de Mogadiscio. Les incidents de ce genre semblent devoir de multiplier, dit le Syndicat national des journalistes somaliens (National Union of Somali Journalists, NUSOJ) dans son rapport de fin d'année.

Dans ce rapport, intitulé « "Mouth-Murder " and Media Hijacking: A Year of Heartache and Fear for Somali Journalists » (Meurtre par la bouche et détournement des médias : Une année de découragement et de peur pour les journalistes somaliens), le NUSOJ indique que le gouvernement fédéral de transition non seulement a omis de sauvegarder les droits de la personne, mais a également perpétré des agressions contre les journalistes et d'autres personnes.

Les forces armées islamistes, cependant, qui contrôlent maintenant la majorité des régions du sud et du centre, étaient toujours les principales responsables de la violence dirigée contre les médias, dit le NUSOJ.

Le NUSOJ craint qu'au moment où le mandat du gouvernement fédéral de transition prendra fin au mois d'août, « les politiciens autant que les groupes armés vont retourner leurs armes contre les journalistes qui refusent de se plier à leur intimidation et à leur manipulation. »

Alors que trois journalistes seulement ont été tués l'an dernier (contre neuf en 2009), les groupes islamistes armés comme al-Shabaab, se sont emparés de sept entreprises de médias privées « pour les utiliser dans leur guerre de propagande et leurs campagnes de haine contre ceux qui omettent de promouvoir leur idéologie », dit le NUSOJ.

Le NUSOJ constate en outre que les menaces de mort proférées au téléphone et directement en personne sont généralisées à travers la Somalie. « Connues sous l'appellation de "meurtre de la bouche", ces menaces ont fait fuir 90 journalistes hors du pays depuis deux ans », indique le NUSOJ.

Le Puntland, un État semi-autonome situé dans le nord-est, subit une détérioration du climat de la liberté de la presse, en particulier depuis l'instauration en juillet 2010 de lois antiterroristes, constate le NUSOJ. L'an dernier, un journaliste de la radio a été tué et un autre journaliste s'est vu décerner une peine de six ans de prison, apparemment la plus longue jamais décernée dans le pays, indique le NUSOJ.

Pour lire des reportages détaillés sur les violations, lire le texte intégral de « "Mouth-Murder" and Media Hijacking »

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