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Un journaliste malaisien est tué par les forces de l'UA

Le corps du caméraman malaysien Noramfaizul Mohd est hissé hors d’un avion des forces armées de la Malaisie à l’aéroport de Subang, en banlieue de Kuala Lumpur, en provenance de Mogadiscio, le 4 septembre 2011
Le corps du caméraman malaysien Noramfaizul Mohd est hissé hors d’un avion des forces armées de la Malaisie à l’aéroport de Subang, en banlieue de Kuala Lumpur, en provenance de Mogadiscio, le 4 septembre 2011

REUTERS/Bazuki Muhammad

Un journaliste malaisien a été tué et un autre blessé lorsque des éléments des forces de l'Union africaine (UA) ont ouvert le feu le 2 septembre sur un convoi humanitaire malaysien à Mogadiscio, selon ce que rapportent le Syndicat national des journalistes somaliens (National Union of Somali Journalists, NUSOJ), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Reporters sans frontières (RSF) et la Fédération internationale des journalistes (FIJ).

Le caméraman Noramfaizul Mohd, 39 ans, accompagnait le Putera 1Malaysia Club en mission d'aide lorsqu'il a été touché mortellement à la poitrine à une intersection très animée. Mohd, qui travaillait pour la télévision nationale Bernama TV de Malaisie, se trouvait sur place pour couvrir le travail de la mission. Un autre opérateur de caméra, Aji Saregar, âgé de 27 ans, qui travaillait pour TV3 de Malaisie, a été atteint par des coups de feu à la main droite; il est rentré en Malaisie, dit le CPJ.

La Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) a déclaré qu'elle menait une enquête sur l'incident conjointement avec le gouvernement fédéral de transition de Somalie.

Par ailleurs, les organisateurs de la mission d'aide font l'objet de critiques parce qu'elle ne fournit pas de gilets pare-balles ni de casques aux équipes de nouvelles, dit la FIJ. En outre, le véhicule à bord duquel ils se déplaçaient ne présentait aucune indication susceptible de l'identifier comme véhicule de presse.

La FIJ et le NUSOJ invitent les employeurs des médias à assurer la sécurité des artisans des médias dans les zones de conflit. « Il est tout simplement inacceptable pour un employeur de dépêcher un artisan des médias en Somalie, un pays connu comme l'un des plus dangereux du monde pour les journalistes, sans une formation ni un équipement appropriés », dit la FIJ.

La violence récente contre la presse dans d'autres secteurs de la Somalie inclut des attentats ciblés à la bombe, selon ce que rapportent le NUSOJ et le CPJ. Le mois dernier, dans la région semi-autonome du Puntland, un attentat à la grenade contre une station de radio privée, Radio Daljir, dans la ville de Galkayo, a blessé un gardien de sécurité et endommagé la station. On ne connaît pas clairement le motif de l'attentat, indiquent les reportages locaux. En mai, une bombe qui n'avait pas explosé a été trouvée à l'extérieur de l'entrée de la station. En septembre dernier, le journaliste Abdullahi Omar, 25 ans, de la station Radio Daljir, a été poignardé en sortant de la station.

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