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La FIJ condamne les entraves au libre travail des journalistes dans la campagne électorale

(IFJ/IFEX) - Le 17 novembre 2011 - La Fédération Européenne des Journalistes (FEJ), le groupe européen de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), joint sa voix à celle de ses organisations affiliées en Espagne pour condamner les entraves des forces et institutions politiques contre le libre travail des journalistes pendant la campagne électorale. Les élections législatives doivent conclure avec l'ouverture des bureaux de vote le prochain 20 novembre.

"L'imposition légale des temps et des sujets électoraux dans les journaux télévisés, par l'autorité électorale, en fonction de la représentativité parlementaire des forces politiques, ne respecte ni le travail des journalistes, ni les principes du journalisme démocratique", a déclaré Arne König, président de la FEJ.

Tous les jours, pendant le journal télévisé de la TVE (chaîne publique nationale), un communiqué est lu au nom du Conseil d'information représentant tous les journalistes de la rédaction, pour exprimer leur refus de cette imposition qui les empêche d'évaluer l'information électorale selon des critères strictement professionnels. Sur la chaîne catalane TV3, les rédacteurs refusent de signer toute information électorale.

De plus, les grandes formations politiques refusent l'entrée libre des caméras dans leurs meetings électoraux pour ensuite "offrir un paquet" avec des images et des déclarations enregistrées par leurs propres équipes. Sur plusieurs chaînes, la diffusion de ces images est mise en évidence avec un sous-titre qui signale l'origine partisane, non journalistique, des informations.

La FEJ rappelle que l'organisation des débats télévisés de cette campagne électorale est le résultat d'accords entre apparatchiks des principaux partis, sans aucune possibilité d'intervention véritable de la part des journalistes. Lors de son Assemblée annuelle à Belgrade, la FEJ avait déjà exprimé son soutien aux collègues espagnols en colère contre l'habitude croissante des politiciens de tenir des conférences de presse où ils refusent aux journalistes le droit de poser librement des questions.

"Ces restrictions légales montrent l'obsession de propagande des appareils des partis politiques. Elles ne sont pas dignes d'une démocratie de l'Union européenne", a ajouté M. König: "Nous soutenons les journalistes espagnols qui dénoncent le caractère anticonstitutionnel et anti-journalistique de ces mesures".

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