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Les médias sont toujours en butte aux attaques, dit la mission internationale de la liberté de la presse

La longue guerre entre le gouvernement sri-lankais et les combattants du Front de libération des Tigres de l'Élam Tamoul (LTTE) a pris fin lorsque le gouvernement a proclamé sa victoire en mai dernier, mais l'assaut contre les journalistes dans le pays se poursuit, selon ce qu'indique la Mission internationale de la liberté de la presse au Sri Lanka.

Dans une lettre ouverte rendue publique le 16 juillet, la Mission appelle le président Mahinda Rajapaksa à libérer tous les journalistes emprisonnés injustement pendant le conflit, à prendre des mesures afin d'assurer la sécurité des travailleurs des médias et à ordonner aux officiels des forces de sécurité de cesser de refuser aux journalistes l'accès à certaines zones du pays.

La lettre était signée par neuf organisations membres de la Mission internationale de la liberté de la presse, dont sept groupes membres de l'IFEX, qui ont effectué au Sri Lanka trois missions d'enquête séparées au cours des trois dernières années.

Depuis 2007, plusieurs journalistes ont été tués au Sri Lanka, et aucun des auteurs de ces meurtres n'a été traduit devant les tribunaux, fait remarquer la Mission internationale. De plus, au moins 30 travailleurs des médias auraient été enlevés, tabassés ou menacés par les forces de sécurité.

La lettre de la Mission passe en revue un plan détaillé en 11 points que le gouvernement doit suivre afin de réparer les graves violations de la libre expression qui se poursuivent au Sri Lanka. Dans sa liste, la Mission demande que le gouvernement libère les journalistes J.S. Tissainayagam, B. Jasiharan et V. Vallarmathy, détenus depuis mars 2008 sur la base d'accusations bidon en vertu de la Loi de 2006 sur la prévention du terrorisme.

Une autre demande adressée aux autorités les invite à permettre tant aux journalistes étrangers qu'à ceux du Sri Lanka l'accès entier et inconditionnel aux camps des personnes déplacées de l'intérieur, où, rapporte le « New York Times », des centaines de milliers de Tamouls vivent dans des conditions déplorables.

La Mission demande aussi l'abrogation de la Loi No. 5 de 1973 sur le Conseil de presse, qui prévoit de lourdes peines de prison pour les journalistes, les rédacteurs et les éditeurs.

« Nous sommes conscients de l'immensité de la tâche que vous avez à accomplir, mais nous espérons que votre conviction d'assurer un avenir prospère et démocratique pour le Sri Lanka vous mènera à faire une priorité du renforcement de la liberté de la presse, comme pilier vital de la reconstruction d'un Sri Lanka unifié », poursuit la lettre.

La mission est composée d'ARTICLE 19, du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), de l'Institut international de la presse (IIP), de Reporters sans frontières (RSF), de l'Association mondiale des journaux et de l'Association mondiale des journaux et des éditeurs de nouvelles (WAN-IFRA) et du Comité mondial pour la liberté de la presse (WPFC), qui sont membres de l'IFEX, ainsi que de l'International Media Support (IMS) et de l'International News Safety Institute (INSI).

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