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Deux quotidiens privés suspendus pour une durée indéterminée par le Conseil national de la presse

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières dénonce la décision du Conseil national de la presse (NPPC, National Press and Publications Council) du 1er septembre 2008, suspendant pour une durée indéterminée la publication des quotidiens anglophones privés "The Citizen" et "Sudan Tribune".

"La suspension de deux quotidiens sudistes est, à ce jour, le point culminant de la vague de censure lancée au début de l'année par le gouvernement. Priver le Sud-Soudan de ses moyens d'expression ne peut qu'envenimer le conflit entre Khartoum et la région semi-autonome. Le Conseil national de la presse devrait faire preuve d'équité et revenir sur sa décision", a déclaré Reporters sans frontières.

Le 1er septembre 2008, le Conseil de la presse a adressé une lettre au quotidien anglophone "Sudan Tribune" indiquant sa suspension pour des "raisons administratives". La veille, les forces de sécurité soudanaises étaient intervenues au moment de l'impression d'un autre quotidien anglophone, "The Citizen", et ont annoncé que ce dernier ne serait pas publié.

Le Conseil a notamment accusé les rédacteurs en chef des deux journaux basés à Juba (capitale du Sud-Soudan semi-autonome), de ne pas être présents à Khartoum. Cependant, selon William Ezekiel, rédacteur en chef et propriétaire de "Sudan Tribune", le NPPC accuse son journal de faire obstacle aux accords de paix de 2005. Interrogé par Reporters sans frontières, il a qualifié d'"inacceptable" cette suspension qui "sert les intérêts du parti au pouvoir".

Cette mesure intervient après plusieurs mois d'une campagne d'intimidation orchestrée par les autorités, dénoncée par les rédacteurs en chef de la presse du Sud. Selon William Ezekiel, son journal n'a pas pu paraître depuis près de vingt jours, les autorités ayant saisi à dix-sept reprises les exemplaires du quotidien à l'imprimerie de Khartoum.

Le 6 février 2008, le gouvernement soudanais a décidé de rétablir la censure pour les médias privés, après que ceux-ci ont plusieurs fois évoqué le soutien de Khartoum aux rebelles tchadiens dans leur offensive contre N'Djamena. La censure avait pourtant été officiellement levée au Soudan en juillet 2005, après la signature de l'accord de paix avec la rébellion sudiste du Mouvement populaire de libération du Soudan (MPLS).

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