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Une journaliste est remise en liberté après avoir été condamnée à une amende pour avoir porté un pantalon

La journaliste Lubna Ahmed Hussein, condamnée à une amende pour avoir porté un pantalon, a été libérée Photo: Sebati Karakurt/ Hurriyet
La journaliste Lubna Ahmed Hussein, condamnée à une amende pour avoir porté un pantalon, a été libérée Photo: Sebati Karakurt/ Hurriyet

Sebati Karakurt/ Hurriyet via IPI

Une journaliste soudanaise a été reconnue le 7 septembre coupable de « s'être vêtue de manière sensationnelle » et a été emprisonnée pour avoir porté un pantalon, rapportent le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (ANHRI) et l'Institut international de la presse (IIP). Des manifestants qui protestaient à l'extérieur du tribunal en faveur de Lubna Ahmed Hussein ont été tabassés et des reporters ont été empêchés d'assister au procès.

On a donné à Hussein le choix de verser une amende de 250 $US, ce qu'elle a refusé, alors qu'elle indiquait préférer plutôt passer un mois en prison afin de poursuivre sa campagne de défense des droits des femmes. Elle a toutefois été libérée après que le chef du Syndicat des Journalistes soudanais, qui est membre du parti au pouvoir, eut déclaré à la BBC qu'il avait acquitté son amende.

La journaliste avait été arrêtée dans un restaurant en juillet, en même temps que douze autres femmes qui portaient également des pantalons, disent l'ANHRI, l'IIP et le Comité des femmes écrivaines du PEN International. Elle risquait une peine de 40 coups de fouet; plusieurs des femmes ont plaidé coupable et ont immédiatement reçu 10 coups de fouet. D'après l'IIP et ARTICLE 19, elle a quitté son emploi à l'ONU, qui lui assurait l'immunité, afin de faire un exemple de son cas, et a fait valoir au procès qu'elle n'avait rien fait de mal.

Depuis des années, Hussein tient dans des journaux soudanais sa célèbre chronique « Les Hommes parlent ». Elle et d'autres femmes ont utilisé cette affaire pour attirer l'attention sur les lois archaïques qui persécutent les femmes. La chroniqueuse Amal Habbani a été accusée de diffamer la police à cause d'un article paru le 12 juillet et intitulé « Lubna…Une affaire de soumission du corps de la femme », rapporte l'IIP. Si elle est reconnue coupable, elle risque une très forte amende.

Des affrontements ont eu lieu entre forces de sécurité et manifestants à l'extérieur du tribunal, rapporte l'ANHRI, et presque 50 femmes qui manifestaient leur appui à Hussein ont été arrêtées. « Les femmes ont été harcelées et battues par la police », dit l'ANHRI.

La plupart des femmes arrêtées étaient des journalistes, des avocates et des militantes des droits de la personne. La police a également tiré dans la foule des gaz lacrymogènes, rapporte le Programme arabe pour les défenseurs des droits de la personne (Arab Program for Human Rights Activists, APHRA). Une des femmes battues a subi une grave blessure à la tête.

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