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Des activistes et des journalistes sont arrêtés à la veille du référendum

Des officiels de la Commission sur le Référendum au Soudan méridional posent des affiches dans la capitale du sud-Soudan, Juba, afin d’encourager les gens à s’inscrire en vue du référendum de janvier. Le vote pourrait entraîner la sécession du Soudan méridional
Des officiels de la Commission sur le Référendum au Soudan méridional posent des affiches dans la capitale du sud-Soudan, Juba, afin d’encourager les gens à s’inscrire en vue du référendum de janvier. Le vote pourrait entraîner la sécession du Soudan méridional

IRIN

Le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI), l'Institut du Caire pour les études sur les droits de la personne (Cairo Institute for Human Rights Studies, CIHRS) et d'autres groupes membres de l'IFEX rapportent que des défenseurs soudanais des droits de la personne et des journalistes critiques sont arrêtés arbitrairement et disparaissent durant le dernier droit qui précède le référendum de janvier sur l'indépendance du Soudan méridional. Le régime pourchasse en particulier les militants du Darfour et les journalistes.

Le 14 décembre, Abdul Bassit Mirghani, directeur du Centre El Fanar des droits de la personne, a été arrêté après avoir tenté de tenir une réunion sur les droits des femmes dans le cadre d'une initiative intitulée « Non à l'oppression des femmes ». Mirghani voulait utiliser le rassemblement dans le but de coordonner une marche de protestation contre la pratique consistant à « fouetter les femmes qui portent des vêtements qui seraient “lascifs” ou pour quelque autre raison insignifiante que pourrait invoquer le gouvernement soudanais », rapporte l'ANHRI. Mirghani est détenu dans un endroit inconnu.

Le mois dernier, le CIHRS, le Centre des droits de la personne de Bahreïn (Bahrain Center for Human Rights, BCHR) et 18 autres groupes de défense des droits basés dans le monde arabe ont attiré l'attention sur l'arrestation arbitraire et la disparition forcée d'Abdelrahman Mohamed al-Gasim, entre autres défenseurs des droits. Al-Gasim, qui est avocat et membre du bureau du Groupe soudanais de surveillance des droits de la personne (Sudanese Human Rights Monitor, SHRM), a été arrêté le 30 octobre à Khartoum.

Le CIHRS croit que l'arrestation d'al-Gasim constitue une mesure de représailles à sa participation en septembre à une mission auprès du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, mission parrainée par le CIHRS. Il a reçu des autorités soudanaises des menaces pendant qu'il faisait des démarches auprès du Conseil des droits de l'homme afin de faire prolonger le mandat de l'Expert indépendant sur le Soudan.

Le régime soudanais contrôle depuis des années la couverture médiatique de la crise politique et humanitaire qui sévit au Darfour. Outrées de la couverture du conflit au Darfour offerte par Radio Dabanga, les autorités ont arrêté le directeur de Radio Dabanga, Abdelrahman Adam Abdelrahman, et ont fermé son bureau le 30 octobre, selon ce que rapporte l'ANHRI. Radio Dabanga diffuse à partir des Pays-Bas, mais treize membres de son personnel ont été arrêtés à Khartoum pendant le raid. Abdelrahman a été torturé en détention, rapporte le Comité des écrivains en prison du PEN International (WiPC).

Des officiels du renseignement ont arrêté le 3 novembre le journaliste darfouri Gafar Alsabki Ibrahim dans une descente effectuée dans les locaux du journal indépendant « Alsahafa », rapportent Reporters sans frontières (RSF) et le Comité des écrivains en prison du PEN International (WiPC). On ne sait rien des allées et venues d'Ibrahim.

Également en novembre, les forces de sécurité ont fait irruption au bureau du Réseau de défense des droits de la personne et de revendication de la démocratie (Human Rights and Advocacy Network for Democracy, HAND), une coalition de groupes darfouris, ont arrêté plusieurs activistes et fermé le bureau, selon ce que rapportent l'ANHRI et Human Rights Watch.

On ne connaît pas le nombre exact des personnes arrêtées, indique Human Rights Watch. Les détenus se sont vu refuser tout accès à des membres de leur famille et à des avocats.

Le gouvernement tiendra en janvier un référendum sur l'autodétermination de la partie méridionale du pays, conformément à l'Entente de paix de 2005, qui a mis un terme à la guerre civile qui faisait rage au Soudan depuis 22 ans.

D'après la BBC, le Soudan méridional devrait voter pour se séparer du Soudan, ce qui accroîtrait l'importance relative des rebelles du Darfour dans un pays plus petit. Le reprise du conflit nord-sud représente une véritable perspective, dit la BBC, et les autorités ne souhaitent pas devoir combattre sur deux fronts ou plus.

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