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Trois journaux confisqués sans motifs par les services de renseignement au Soudan

Des journalistes manifestent contre la fermeture de leur journal Al-Jareeda pendant la journée mondiale de la liberté de la presse à Khartoum, le 3 mai 2012. Des éditions d'Al-Jareeda ont été saisis par les autorités soudanaises, le 19 septembre 2013.
Des journalistes manifestent contre la fermeture de leur journal Al-Jareeda pendant la journée mondiale de la liberté de la presse à Khartoum, le 3 mai 2012. Des éditions d'Al-Jareeda ont été saisis par les autorités soudanaises, le 19 septembre 2013.

Reuters/Mohamed Nureldin Abdallah

Reporters sans frontières dénonce vigoureusement la confiscation, le 19 septembre 2013, des éditions de trois quotidiens indépendants : Al-Ayam, Al-Jareeda, et Al-Intibaha, par les Services nationaux de renseignement et de sécurité (National Intelligence and Security Services – NISS). Cette confiscation n'a été accompagnée d'aucune explication de la part de l'agence de sécurité.

"La confiscation arbitraire des exemplaires de journaux déjà imprimés entraîne des pertes économiques importantes pour les médias locaux et répond à une stratégie d'asphyxie économique de la presse par le NISS “, a déclaré Reporters sans frontières.

"Nous demandons au gouvernement soudanais de respecter la profession des journalistes ainsi que la liberté d'informer et de mettre fin aux interventions intempestives des services de sécurité dans les questions médiatiques", a ajouté l'organisation.

Le 18 septembre 2013, les agents du NISS avaient averti certains médias par téléphone de ne pas publier des informations relatives à la suppression par le gouvernement des subventions attribuées à certains biens de consommation de base. Il est possible que la confiscation forcée des trois quotidiens soit liée à un non-respect de cette injonction.

Depuis le début de l'année 2013, le NISS est responsable de plus de la moitié des atteintes à la liberté de l'information au Soudan, selon les informations recueillies par Reporters sans frontières qui a recensé plus d'une dizaine de cas de censure depuis le début de l'année.

Le président soudanais, Omar-el-Beshir, se trouve aujourd'hui discrédité aux yeux de la communauté internationale, comme en témoignent ses difficultés à obtenir un visa pour assister à l'Assemblée générale des Nations unies, et confronté à des mouvements séparatistes dans l'Etat du Kordofan du Sud. Il n'en maintient pas moins une emprise draconienne sur sa population, soumise au joug du NISS qui agit en toute impunité à l'intérieur du pays.

Depuis 2012, le Soudan occupe la 170e place sur 179 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse, établi par Reporters sans frontières.

Plus d'informations sur la liberté de la presse au Soudan.

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