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Le Président est responsable des meurtres de journalistes et d'activistes

Dans un stupéfiant exemple d'impunité, Desi Bouterse a prêté serment en tant que Président du Suriname le 12 août, en dépit du fait qu'il a été inculpé des meurtres de cinq journalistes en 1982 à l'époque de sa dictature, d'après ce que rapporte Reporters sans frontières (RSF).

Bouterse, qui a une formation de militaire, est arrivé au pouvoir pour la première fois en 1980 et a dirigé le pays d'une « main de fer » de 1980 à 1987 et de 1990 à 1991, violant sans pitié les droits de la personne. Cinq journalistes faisaient partie d'un groupe de quinze militants de la démocratie qui ont été exécutés le 8 décembre 1982, sous son régime.

Après le massacre, les soldats ont mis le feu aux installations de Radio ABC, Radio Radika et du quotidien « De Vrije Stem ». Sous Bouterse, aucun média indépendant n'était autorisé à exister. Seule la radio d'État SRS et le quotidien « De Ware Tijd » fonctionnaient.

Condamné in absentia en 1999 à 11 ans de prison aux Pays-Bas pour trafic de drogue, Bouterse risque toujours une peine de 20 ans d'emprisonnement au Suriname s'il est reconnu coupable du massacre de 1982.

Bouterse fait valoir qu'il a reconnu sa responsabilité politique dans les meurtres, mais il n'a jamais admis être directement impliqué. Pendant qu'il était le chef du principal parti d'opposition, il a tenté à de nombreuses reprises de persuader le parlement d'adopter une loi d'amnistie.

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