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Le MISA accueille favorablement la création d'une Commission des plaintes sur les médias, attendue depuis longtemps

Quatorze ans après que l'idée eut été lancée pour la première fois, une nouvelle commission chargée de traiter les plaintes du public au sujet des médias a été mise sur pied au Swaziland, selon ce que rapporte l'Institut des médias d'Afrique australe (Media Institute for Southern Africa, MISA). Le 7 juin, le gouvernement a enfin enregistré la Commission des plaintes concernant les médias (Media Complaints Commission, MCC), dotant ainsi le pays d'un organisme d'auto-réglementation des médias.

D'après le MISA, l'absence au Swaziland d'un mécanisme de traitement des plaintes concernant les médias a mené chez la majorité des citoyens à l'absence de confiance dans le secteur des médias. Une commission pourrait contribuer à endiguer les poursuites en diffamation criminelle et la pratique de l'autocensure, indique le MISA.

« La MCC découragera les coûteuses procédures judiciaires et permettra l'accès à un mécanisme de traitement des plaintes pour la majorité des Swazis pauvres qui peuvent rarement se défendre devant les tribunaux dans des affaires de diffamation », dit le MISA.

L'idée d'un mécanisme de traitement des plaintes concernant les médias a d'abord été discutée en 1997, lorsque le gouvernement a tenté de créer une commission sur les médias par la voie législative - démarche condamnée par le MISA et d'autres organisations de défense de la liberté de la presse, qui ont affirmé que toute initiative du gouvernement pour réglementer les médias serait considérée comme une tentative pour « museler les médias et exercer un contrôle indu sur les questions liées à la libre expression ».

Au fil des années, le MISA et d'autres groupes de défense des médias ont combattu pour l'indépendance du conseil et ont résisté à plusieurs tentatives du gouvernement pour réguler les médias par la voie législative, en particulier depuis que les médias du pays sont dominés par les chaînes et les journaux qui appartiennent à l'État. Une commission autorégulée pourrait assurer, par exemple, que les politiciens n'ont pas le droit de désigner les membres de la commission ou d'accorder au compte-gouttes les permis d'exploitation des médias.

En même temps, les parties intéressées des médias estimaient que l'organisme devait être enregistré auprès du gouvernement de sorte qu'il ait une existence légale - une longue bataille qui n'a pris fin que la semaine dernière.

« Le MISA est fier de noter l'engagement inébranlable des parties intéressées, tant des médias que du gouvernement swazi, à trouver un terrain d'entente capable de mener à l'enregistrement définitif de la Commission », dit le MISA.

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