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Dix militants démocrates dont deux journalistes risquent de trois à quinze ans de prison

(RSF/IFEX) - Près de six semaines après le début d'une vague d'interpellations, dix militants démocrates, dont deux journalistes, ont été déférés, le 28 janvier 2008, devant un juge du tribunal général de Damas. Les signataires d'un appel au "changement" ont été formellement inculpés d'"atteinte au prestige de l'État", de "publication de fausses informations", "d'appartenance à une organisation secrète visant à déstabiliser l'État" et "d'attiser les tensions ethniques et raciales".

"Après son arrivée au pouvoir, en juin 2000, le président Bachar el-Assad avait laissé croire qu'une page était tournée. Il avait mis en avant sa volonté de moderniser l'État et de lutter activement contre la corruption. Plusieurs activistes politiques et journalistes s'étaient sentis assez confiants pour réclamer la fin de l'état d'urgence et le retour à l'État de droit. Mais l'embellie fut de courte durée et les arrestations abusives ont repris de plus belle sous le nouveau régime. Les membres de la Déclaration de Damas en sont les victimes les plus récentes", a déclaré l'organisation.

Le 28 janvier, dix signataires de la Déclaration de Damas, un appel au "changement démocratique radical", ont été déférés devant un juge de Damas. Fida'a Al-Horani, présidente du bureau, Akram Al-Bounni, son secrétaire général, Ahmad To'meh, Jaber Al-Choufi, Mohammed Darwich, Marwane Al-Aachi, Walid Bounni, Mohammad Yasser Al-Iti et les journalistes Fayez Sara et Ali Abdallah ont été formellement inculpés et risquent entre trois et quinze ans de prison selon les dispositions des articles 285, 286, 306 et 307 du code pénal.

Ils ont été entendus pendant près de quatre heures par le juge d'instruction. Selon l'un des avocats de la défense, Me Khalil Maatouk, les prévenus ont nié l'ensemble des accusations portées contre eux. "Ils ont voulu démontrer au juge le caractère pacifique et patriotique de leur démarche qui aspire à un changement démocratique indépendamment de toute influence étrangère", a-t-il affirmé.

Placés en détention provisoire dans l'attente du début de leurs procès, ils ont été transférés à la prison centrale d'Adra (dans la banlieue de Damas), à l'exception de Fida'a Al-Horani qui a été incarcérée à la prison des femmes de Douma.

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