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La situation de la liberté de la presse toujours très difficile, selon RSF

(RSF/IFEX) - A l'occasion de la rencontre en Syrie de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, avec le président Bachar Al-Assad, le 11-12 juillet 2009, Reporters sans frontières a rappelé que la situation de la liberté de la presse en Syrie est toujours très difficile.

Cinq cyberdissidents sont toujours emprisonnés, dont Habib Saleh et Firas Saad. Le journaliste palestinien Helmi Musa, expert des affaires israéliennes pour le journal "Al-Safir", a été arrêté le 5 juillet à Damas. Détenu dans des conditions pour l'instant inconnues, il a été relâché le 10 juillet. Par ailleurs, de nombreux magazines, tels que "Al-Shababik", "Al-Mal" et "Syria Today" ont récemment été interdits de publication.

"Il est important que le ministre des Affaires étrangères souligne, dans le cadre de la reprise des relations diplomatiques franco-syriennes, l'importance, pour la Syrie, de respecter ses engagements en matière de libertés publiques, notamment de la liberté de la presse," a déclaré l'organisation quelques jours avant la rencontre.

Le 3 mai 2009, à l'occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, Bernard Kouchner avait déclaré que la liberté de la presse était l'une des priorités de la diplomatie française.

Le code de la presse de 2001, qui régit l'activité des médias en Syrie, empêche toute libéralisation du secteur. D'après ce texte, seul le Premier ministre est habilité à délivrer les autorisations de travail pour les journalistes. Par ailleurs, le code prévoit de nombreux motifs pour arrêter et emprisonner les journalistes, tels que l'"atteinte au prestige ou à la dignité de l'Etat, à l'unité nationale ou au moral de l'armée."

La liberté d'expression et d'information sur Internet est clairement contrôlée. Les autorités ont renforcé le filtrage d'Internet, rendant ainsi de nombreux sites inaccessibles, notamment les sites d'opposition en langue arabe et ceux liés à la minorité kurde du pays. Les articles 285, 286 et 287 du code pénal syrien contribuent au harcèlement juridique et moral croissant des internautes. Ainsi, Habib Saleh a été condamné, le 15 mars 2009, à trois ans de prison, pour avoir posté en ligne des articles critiquant le régime syrien.

Reporters sans frontières, dont les représentants ne peuvent toujours pas obtenir de visa d'entrée pour la Syrie, appelle la France, et plus largement l'Europe, à demander que des mesures soient prises pour libéraliser les médias en Syrie.

Ce pays occupe la 159e place sur 173 dans son classement mondial de la liberté de la presse 2008.

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