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Journée mortelle pour les journalistes à Homs

La photo de Rémi Ochlik, « La Bataille de Libye » (ci-dessus), a remporté un prix au World Press Photo de 2012. Ochlik a été tué le 21 février en Syrie, en même temps que la journaliste américaine Marie Colvin
La photo de Rémi Ochlik, « La Bataille de Libye » (ci-dessus), a remporté un prix au World Press Photo de 2012. Ochlik a été tué le 21 février en Syrie, en même temps que la journaliste américaine Marie Colvin

Rémi Ochlik

Deux journalistes étrangers et un vidéographe syrien ont été tués par des obus de mortier dans la ville syrienne de Homs, en état de siège depuis un mois, selon ce que rapportent le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI), l'Institut international de la presse (IIP), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et d'autres groupes membres de l'IFEX.

La journaliste américaine Marie Colvin, qui collaborait au « Sunday Times » de Londres, et le photographe français Rémi Ochlik ont été tués le 21 février lorsqu'un obus a touché le centre temporaire des médias mis sur pied par des membres de l'opposition dans la zone de Baba Amr à Homs, qui subit de lourds bombardements.

« Le meurtre de ces journalistes, qui agissaient à titre d'observateurs dans une zone de conflit, représente une escalade inacceptable du prix que les journalistes locaux et internationaux sont contraints de payer », dit le CPJ.

On croit que trois autres journalistes, dont le photographe britannique Paul Conroy et la reporter française Édith Bouvier, auraient été blessés, rapportent les membres.

Selon l'IIP, Rami al-Sayed, qui utilisait le pseudonyme « syriapioneer » sur YouTube et le site de lecture en transit simultanée « Bambuser », a également été tué hier dans un bombardement. Il « était essentiel pour faire sortir la vérité » sur l'ampleur de l'assaut contre Homs, et il a contribué à documenter les morts et les blessés chez les civils, a indiqué CNN qui s'appuyait sur un militant local de l'opposition.

D'après l'IIP, les tueries récentes portent à sept le total des journalistes tués en Syrie depuis le début du conflit l'an dernier.

Les forces de sécurité ciblent les centres de presse et les journalistes afin de les empêcher de rapporter les violations qu'elles commettent contre les Syriens, disent les membres.

Selon l'IIP, certains activistes craindraient que les signaux émis vers les satellites par les téléphones cellulaires des journalistes ne soient retracés et que les immeubles d'où ils émanent ne soient visés par les forces syriennes.

En outre, la semaine dernière, au moins 14 journalistes et militants du Centre syrien pour les médias et la liberté d'expression (Syrian Centre for Media and Freedom of Expression, SCM) ont été arrêtés. Les femmes ont été relâchées sous condition trois jours plus tard, mais neuf hommes, dont le directeur du centre, Mazen Darwish, sont toujours détenus. Au moins 30 groupes de défense des droits, dont un grand nombre de membres internationaux et régionaux de l'IFEX, exigent conjointement leur remise en liberté immédiate.

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