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Une journaliste japonaise tuée en Syrie, deux reporters portés disparus

(RSF/IFEX) - Le 21 août 2012 - La journaliste japonaise Mika Yamamoto, correspondante pour l'agence de presse japonaise Japan Press, a trouvé la mort, le 20 août 2012, alors qu'elle couvrait les affrontements entre l'armée syrienne et les rebelles dans le quartier de Suleiman Al-Halabi à l'est d'Alep. L'information a été confirmée par le ministère japonais des Affaires étrangères. Son corps a été transféré en Turquie.

Présent au moment de l'incident, un collègue de la journaliste, Kazutaka Sato, a déclaré à la télévision japonaise NTV qu'ils avaient été pris dans une fusillade et étaient tombés sur "des soldats en tenue de combat". "Celui de devant portait un casque et j'ai tout de suite pensé qu'il s'agissait de troupes gouvernementales. J'ai dit (à Mika Yamamoto) de courir. A cet instant, ils ont commencé à tirer. Nous devions être à moins de 20 ou 30 mètres. Nous avons couru et nous nous sommes dispersés. Après je n'ai plus vu Yamamoto, puis on m'a dit d'aller à l'hôpital. J'y ai trouvé son corps", a-t-il raconté.

D'après une autre chaîne de télévision nippone, TBS, Kazutaka Sato a ajouté que sa collègue avait reçu une balle dans le cou.

Reporters sans frontières exprime ses plus sincères condoléances à la famille, aux proches et aux collègues de Mika Yamamoto. Cette journaliste de 45 ans était une reporter chevronnée, habituée aux terrains les plus hostiles. Son décès rappelle que la Syrie est le pays le plus dangereux pour les journalistes.

Mika Yamamoto est la cinquième journaliste étrangère à être tuée depuis le début du conflit syrien, après Gilles Jacquier, journaliste français pour France 2, tué le 11 janvier 2012 à Homs, le photographe français Rémy Ochlik et la journaliste américaine du Sunday Times Marie Colvin le 22 février 2012 à Bab Amru, et Ali Chaabane, journaliste libanais de la chaîne libanaise Al-Jadeed, tué le 9 avril 2012. Le journaliste américain du New York Times, Anthony Shahid, avait quant à lui succombé, le 16 février dernier, à une crise d'asthme, lors d'un reportage clandestin en Syrie.

Reporters sans frontières rappelle que près d'une trentaine de journalistes et citoyens-journalistes syriens ont trouvé la mort depuis le début du conflit.

Par ailleurs, le directeur de la communication du groupe propriétaire de la chaîne Al-Hurra, le Middle East Broadcasting Networks, a annoncé que la chaîne avait perdu le contact avec deux de ses journalistes depuis le 20 août. Le reporter palestinien Bashar Fahmi et son cameraman turc Cuneyt Unal se trouvaient avec la reporter japonaise. Dans une vidéo postée par l'Armée syrienne libre, il est mentionné qu'ils auraient été enlevés par l'armée syrienne le 20 août dernier à Alep.

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