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Audio : Comment le conflit en Syrie a-t-il changé les règles concernant les pigistes

Les implications de la décision du Sunday Times de refuser toute collaboration venant de Syrie offerte par des pigistes

Photo datant de janvier 2013 du tireur embusqué à Alep, en Syrie, prise par le photographe pigiste français Olivier Voisin. Voisin a perdu la vie un mois plus tard, après avoir couvert des opérations d'un groupe rebelle près de Idlib
Photo datant de janvier 2013 du tireur embusqué à Alep, en Syrie, prise par le photographe pigiste français Olivier Voisin. Voisin a perdu la vie un mois plus tard, après avoir couvert des opérations d'un groupe rebelle près de Idlib

Olivier Voisin/DEMOTIX

Le mois dernier, un important journal britannique a annoncé qu'il refusait toute toute collaboration de pigistes qui travaillent en Syrie. Le Sunday Times, pour lequel Marie Colvin était en mission quand elle a été tuée à Homs, a indiqué au photographe pigiste Rick Findler, basé à Londres, que le journal "ne souhaitait pas encourager les pigistes à courir des risques exceptionnels."

"Il ne s'agit pas d'une décision financière. C'est une décision morale". C'est ce que Graeme Paterson, rédacteur en chef adjoint du Sunday Times, en charge des correspondants à l'étranger, a déclaré à la Press Gazette du Royaume-Uni. "À la lumière de ce qui est arrivé à Marie Colvin, nous avons décidé que nous ne voulons donner à aucun journaliste le mandat de couvrir la situation en Syrie… La situation là-bas est incroyablement dangereuse. Et nous ne voulons pas davantage d'effusion de sang."

Peu après, un grand nombre d'autres journaux – dont le Times, le Guardian, l'Observer et le Independentont chacun révélé avoir les mêmes politiques.

Cette décision soulève de vieilles questions de responsabilité pour les pigistes, ainsi que des préoccupations concernant l'accès à des renseignements critiques, en particulier à un moment où on constate l'effondrement des budgets des médias et la diminution du nombre des bureaux à l'étranger. À quelles formes d'appui – assurances, protection, formation –, s'il y a lieu, les pigistes devraient-ils s'attendre de la part des médias qui les ont mandatés ? Qui assume la responsabilité si un pigiste est menacé ou blessé au travail ? Le droit de savoir du public est-il en jeu, en dernière analyse ?

Anna Maria Tremonti, de la CBC, discute de ces implications avec Findler, ainsi qu'avec Bruno Stevens, photojournaliste pigiste, Romayne Smith Fullerton, professeure à la Faculté de Journalisme et d'Études sur les médias de l'Université Western Ontario, au Canada, et Tony Burman, ancien directeur d'Al Jazeera anglais et du service des nouvelles de la CBC.

Écoutez-les débattre ici à l'émission d'affaires publiques de la CBC The Current (en anglais, à partir de 02 : 00).

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