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RSF soulagée par la libération du journaliste espagnol Marc Marginedas

Le journaliste Marc Marginedas se trouve à côté de son ordinateur portable à la base canadienne en Nakhonay, Afghanistan, le 10 octobre 2010.
Le journaliste Marc Marginedas se trouve à côté de son ordinateur portable à la base canadienne en Nakhonay, Afghanistan, le 10 octobre 2010.

AP Photo/Agustin Catalan, El Periodico de Catalunya

Reporters sans frontières a appris avec un immense soulagement la libération de Marc Marginedas, reporter de guerre experimenté du journal espagnol El Periódico, le 2 mars 2014 au matin. Il a pu regagner l'Espagne où il a retrouvé sa famille après six mois de captivité en Syrie.

"Nous nous réjouissons de l'annonce de la libération de Marc Marginedas. Nous espérons que l'ensemble des professionnels de l'information actuellement retenus en otages ou détenus en Syrie connaîtront le même sort, qu'ils soient Syriens ou étrangers. Aussi, nous exhortons toutes les parties au conflit à libérer les acteurs de l'information mais également tous les militants pacifiques des droits de l'homme qu'ils détiennent," déclare Lucie Morillon, directrice de la recherche et du plaidoyer à Reporters sans frontières.

D'après El Periódico, Marc Marginedas était entré en Syrie le 1er septembre dernier afin de recueillir des informations sur les préparatifs de riposte de Damas à une possible intervention militaire des Occidentaux et enquêter sur l'attaque aux armes chimiques, le 21 août 2013, dans la banlieue de Damas. Il avait été enlevé, le 4 septembre 2013, par l'Etat islamique au Levant et en Irak (ISIS) alors qu'il circulait près de la ville de Hama avec son chauffeur.

ISIS détiendrait par ailleurs d'autres acteurs de l'information syriens et étrangers dont deux autres Espagnols Javier Espinosa et Ricard Garcia Vilanova ainsi que les quatre Français Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès.

Reporters sans frontières rappelle que 17 journalistes étrangers et plus d'une vingtaine d'acteurs syriens de l'information sont actuellement toujours otages ou portés disparus. Une quarantaine de journalistes et citoyens-journalistes syriens sont détenus par le régime de Damas.

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