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La libération des quatre journalistes français retenus otages en Syrie

L’ex-otage et journaliste français Édouard Elias est accueilli par sa famille lorsqu’il arrive par hélicoptère à la base aérienne de Villacoublay, près de Paris, le 20 avril 2014
L’ex-otage et journaliste français Édouard Elias est accueilli par sa famille lorsqu’il arrive par hélicoptère à la base aérienne de Villacoublay, près de Paris, le 20 avril 2014

REUTERS/Philippe Wojazer

Reporters sans frontières a appris avec un " immense soulagement et une grande joie" la libération de Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres, retenus otages par l'Etat Islamique en Irak et au Levant (ISIS) depuis juin 2013.

“C'est peu dire que nous nous réjouissons de la libération de Didier, Edouard, Nicolas et Pierre", déclare Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières. "C'est une profonde satisfaction que de savoir désormais avec certitude que l'optimisme du comité de soutien n'était pas infondé, et que les quatre otages ont retrouvé ce qu'ils n'auraient jamais dû perdre, la liberté toute simple."

"L'optimisme n'empêchait naturellement pas l'inquiétude. Les familles, les collègues et tous les proches des otages avaient confiance en une issue heureuse, mais qui pouvait dire à quelle date seraient libérés les otages, après combien de mois dans des geôles ?, poursuit Christophe Deloire. "Le groupe islamiste qui les détenait pouvait-il décider de les garder sous la main jusqu'à la fin du terrible conflit en Syrie ? C'était un risque. Le pire pouvait-il même arriver ? Dans ce genre d'affaire, pour retrouver la sérénité, rien ne vaut la libération ferme et définitive des otages, et leur retour en lieu sûr."

Le journaliste français et ex-otage Nicolas Henin (centre), est accueilli par sa famille juste après l’arrivage d’un hélicoptère à la base aérienne de Villacoublay, près de Paris, le 20 avril 2014
Le journaliste français et ex-otage Nicolas Henin (centre), est accueilli par sa famille juste après l’arrivage d’un hélicoptère à la base aérienne de Villacoublay, près de Paris, le 20 avril 2014

REUTERS/Philippe Wojazer

Reporters sans frontières tient à saluer la mobilisation de leurs proches, de leurs confrères, du comité de soutien présidé par Florence Aubenas, Serge July et Karen Lajon, et de tous ceux qui, aux côtés de RSF, défendent la liberté de l'information.

"Nos pensées vont également aux journalistes toujours retenus otages dans le pays, et aux plus de cent acteurs de l'information qui ont perdu la vie en couvrant le conflit syrien". Reporters sans frontières rappelle que 9 journalistes étrangers et plus d'une vingtaine d'acteurs syriens de l'information sont actuellement toujours otages ou portés disparus. Une quarantaine de journalistes et citoyens-journalistes syriens sont détenus par le régime de Damas.

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