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Des reporters sont remis en liberté après des condamnations extrêmement injustes

Urinboy Usmonov
Urinboy Usmonov

Deux journalistes ont été libérés au Tadjikstan après des procès distincts, mais leurs condamnations sont symboliques du contrôle de plus en plus serré qu'exerce le gouvernement sur les médias, selon ce que rapportent le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF). Les deux journalistes étaient passibles de 16 ans de prison. L'un d'eux est interdit de pratiquer le journalisme pendant trois ans.

Makhmadioussouf Ismoïlov, reporter au « Nuri Zindagi », a été reconnu coupable d'insulte, d'incitation (à la violence) et de diffamation, et condamné à payer une amende de 7 200 $US en rapport avec un article qu'il avait écrit sur la corruption du gouvernement local. Les crimes qui lui sont reprochés étant passibles d'un total de 16 ans d'emprisonnement, les défenseurs de la liberté de la presse ont été soulagés d'apprendre la nouvelle de sa libération, surtout après qu'il eut passé la majeure partie de l'année précédente en isolement cellulaire. La condamnation d'Ismoïlov, cependant, et l'interdit de travailler comme journaliste pendant trois ans, prononcé par le tribunal, constituent la preuve éclatante que le gouvernement exerce un pouvoir sans limites, disent les membres de l'IFEX.

Le correspondant de la BBC Urinboy Usmonov a été reconnu coupable d'avoir omis de rapporter les activités du groupe islamiste illégal « Hizb-ut-Tahrir », dont il avait contacté les membres quand il couvrait les procès de plusieurs adeptes du groupe. Il a été condamné à trois ans de prison, mais a bénéficié d'une amnistie prononcée par le tribunal. Au début de l'année, Usmonov a passé un mois en prison, où il a été torturé, rapporte RSF, avant que la pression internationale ne mène à sa remise en liberté. Il risquait 15 ans d'emprisonnement pour des accusations d'avoir lancé des « appels publics à un changement par la force du système constitutionnel du Tadjikistan ».

« Les peines imposées à Ismoïlov et à Usmonov étaient sévères et visaient à intimider tous les journalistes du Tadjikistan », dit RSF. L'organisation fait remarquer que le gouvernement du Tadjikistan recourt à la répression des droits de la personne pour extirper les activités terroristes alléguées et venir à bout d'une profonde crise économique.

Les deux procès se sont déroulés la semaine dernière dans la ville de Khujand, dans le nord-ouest du pays, rapporte RSF. Les deux journalistes ont interjeté appel de leur condamnation.

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