RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Signez une pétition pour mettre fin aux dangereuses lois sur les crimes informatiques

La directrice du site indépendant de nouvelles « Prachatai », Chiranuch Premchaiporn, demande le soutien mondial alors qu'elle risque 20 ans de prison. Premchaiporn est la dernière victime des lois désuètes de la Thaïlande sur le crime de lèse-majesté, instaurées pour mettre la monarchie à l'abri des insultes, et qui servent à l'époque moderne à faire taire la dissidence.

Premchaiporn a été arrêtée parce qu'elle n'aurait pas effacé assez vite les commentaires affichés sur son site web par un inconnu. La Loi de la Thaïlande sur les crimes informatiques tient les webmestres criminellement responsables de tous les commentaires qui figurent sur leurs sites. « Oui, je subis un procès pour des propos tenus par quelqu'un d'autre que je ne connais pas », a déclaré en substance Premchaiporn dans une lettre.

Premchaiporn demande aux particuliers de signer une pétition exigeant que la Première ministre Yingluck Shinawatra abroge les aspects de la Loi sur les crimes informatiques qui s'attaquent à la liberté d'expression, et qu'on abandonne les charges retenues contre elle.

Vous pouvez signer la pétition ici.

En Thaïlande, qui traverse depuis cinq ans une période de volatilité politique, le recours à l'accusation de lèse-majesté a explosé. D'abord utilisé par l'ancien gouvernement comme outil pour réprimer les critiques, il figure maintenant à l'arsenal du parti Puea Thai de Shinawatra. Tout cela en dépit des promesses qu'elle avait réitérées avant d'accéder au pouvoir en août, qu'elle mettrait fin à l'emploi coercitif et antidémocratique de l'accusation de lèse-majesté.

Parmi les autres personnes accusées de lèse-majesté sous le régime de Shinawatra, on compte Surapak Phuchaisaeng, inculpé en rapport avec des messages affichés sur Facebook, et Joe Gordon, accusé en août d'avoir traduit une partie d'une biographie interdite du Roi, selon ce que rapportent l'Alliance de la presse de l'Asie du Sud-Est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA) et Reporters sans frontières (RSF). Par ailleurs, un grand nombre des personnes inculpées de lèse-majesté sous l'ancien gouvernement se sont vu refuser toute libération sous caution sous le nouveau gouvernement.

Premchaiporn fait remarquer que de nombreux autres pays sont intéressés à promulguer des lois similaires afin de tenir les webmestres responsables des commentaires affichés. Elle s'inquiète que la loi en Thaïlande et ailleurs ne mette fin aux forums en ligne, aux blogues et aux réseaux sociaux parce que personne n'osera plus les héberger.

ADDITIONAL INFORMATION
Alertes liées au même sujet sur ifex.org

Dernier Tweet :

Corporate actors must not facilitate human rights violations through new Chinese rules https://t.co/oN5T3rOpw1 @bytesforall @cis_india