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Un journaliste pourrait avoir été tué pour avoir mis au jour des différends concernant des terres

Un journaliste et activiste politique thaï, qui dénonçait souvent des litiges fonciers, a été abattu à Phuket, en Thaïlande, selon ce que rapportent l'Alliance de la presse de l'Asie du Sud-Est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA), la Fédération internationale des journalistes (FIJ), l'Institut international de la presse (IIP) et Reporters sans frontières (RSF).

Wisut Tangwitthayaporn, qui était éditeur du journal municipal « Inside Phuket », se rendait au travail au volant de sa voiture lorsqu'il a été atteint de quatre projectiles tirés par un inconnu circulant à motocyclette, rapporte la SEAPA. Sa femme, qui se trouvait dans la voiture avec lui, n'a pas été touchée, indique la SEAPA.

La police du district a déclaré que son enquête initiale tiendrait compte de l'exposé du journal sur la corruption, qui met en cause l'attribution par Phuket de titres fonciers à un groupe d'hommes d'affaires et de politiciens influents. Par exemple, Wisut s'était battu contre l'empiètement foncier de Freedom Beach, une plage étendue située dans un coin éloigné, à l'intérieur des limites d'une réserve forestière. Il couvrait cette question depuis deux ans, rapporte l'IIP.

D'après les médias locaux, Wisut était un dirigeant local du Front Uni pour la démocratie contre la dictature, également connu sous le nom des « Chemises rouges », dans une province où prédominent les « Chemises jaunes ». Le groupe, dont les membres viennent en grande partie des zones rurales de Thaïlande, s'est constitué en 2006 pour protester contre le coup d'État militaire qui a renversé l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra.

Wisut devait diriger une délégation d'officiels du parti Pheu Thai, favorables aux Chemises rouges, venus de Bangkok inspecter Freedom Beach à Phuket. Le passage de la délégation avait été prévu le lendemain du jour de son assassinat, indique la SEAPA.

L'Association des journalistes thaïlandais (TJA) et sa section provinciale enquêtent sur cette affaire.

D'après Human Rights Watch, plus de 20 environnementalistes et défenseurs des droits de la personne ont été tués en Thaïlande depuis 2001, et peu de responsables ont eu à rendre compte de leurs actes.

L'an dernier, un éminent militant environnementaliste, Thongnak Sawekchinda, a été tué quelques jours à peine après avoir rapporté qu'il avait été menacé de mort s'il continuait à dénoncer la pollution générée par l'industrie du charbon à Samut Sakhon. Ce n'est qu'après son assassinat que le gouverneur de la province a ordonné à la police d'accorder une protection à la famille de Thongnak et à d'autres membres de son réseau.

Selon Human Rights Watch, les enquêtes sur ce genre d'affaires souffrent historiquement de négligence, parfois de procédures de piètre qualité de la part de la police, d'une protection inadéquate des témoins et de l'inaptitude à contrer l'ingérence politique liée à ces crimes.

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