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La MFWA intente un nouveau procès contre le gouvernement suite à la détention illégale et la torture du journaliste Musa Saidykhan

(MFWA/IFEX) - La Fondation pour les Médias en Afrique de l'Ouest (MFWA) a intenté un nouveau procès auprès de la Cour Communautaire de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) basée à Abuja, au Nigeria contre le Gouvernement de la Gambie au sujet d'une affaire de détention illégale et de torture du journaliste Musa Saidykhan.

Saidykhan, rédacteur en chef de pas d'espace: l'"Independent", journal bihebdomadaire interdit basé à Banjul, figure parmi plusieurs victimes qui ont été illégalement détenues et ont souffert toutes sortes de sévices, y compris la torture aux mains des agents de sécurité du Président Yahya Jammeh, à la suite d'un coup d'état présumé de mars 2006.

"On m'a complètement déshabillé et j'ai reçu des décharges électriques sur tout le corps, y compris mes organes génitaux. Mes bourreaux m'ont dit que les décharges électriques qu'ils avaient appliquées à mes organes génitaux étaient censées me rendre impuissant", a rappelé Saidykhan.

Suite aux reportages sur le coup d'état présumé, les locaux de l'"Independent" ont été saccagés, tandis que tout le personnel a été arrêté et brièvement détenu. Pendant la nuit du 27 mars 2006, une équipe combinée de policiers et de militaires a arrêté Saidykhan. chez lui et l'a envoyé aux bureaux de la tristement célèbre police politique, la National Intelligence Agency (NIA). Il a été tenu au secret pour vingt-deux jours sans qu'une charge soit portée contre lui. Il a été torturé jusqu'à ce qu'il perde connaissance. La torture incessante lui a infligé des cicatrices sur le dos, les jambes, les bras et la main droite qui a été cassée en trois endroits. Suite à des menaces persistantes, Saidykhan s'est joint au nombre croissant de Gambiens qui fuient le mépris flagrant des droits humains de la part du régime du Président Jammeh.

Jusqu'à sa fermeture, l'"Independent" n'a jamais été laissé en paix par le régime de Jammeh. Depuis sa fermeture, les agents de sécurité ont fait de ses locaux l'une de leurs bases.

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