RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Un journaliste sierra léonais précédemment emprisonné et victime de torture, menaces de mort et d'attaques, fuit le pays

(MFWA/IFEX) - Mohamed Oury Bah, un journaliste indépendant sierra léonais et ancien reporter du journal de Banjul actuellement interdit, "The Indépendant", a fui la Gambie face à la persécution par les agents de la très redoutée agence nationale des renseignements (NIA).

Des sources de la MFWA ont rapporté que Bah et sa famille ont fui la Gambie le 20 janvier 2008, suite aux attaques physiques répétées et menaces contre sa vie.

Le journaliste qui, jusqu'au moment de sa fuite, était un réfugié qui exerçait en freelance, a affirmé aux sources de MFWA que la dernière goutte qui a fait déborder le vase a été l'attaque physique dont il a été victime le 17 octobre 2007, des mains des personnes qui pour lui seraient des agents de la NIA, à Serrekunda, la première ville de la Gambie.

Bah a affirmé que ses assaillants lui ont dit: "Tu es responsable de ton problème. . . parce que tu es un journaliste stupide qui écris des bêtises sur la Gambie".

Il était l'un des journalistes de "The Independent" qui ont été interpellés et placés en garde à vue pour un bref instant par la police gambienne, immédiatement après la fermeture illégale du journal le 28 mars 2006.

Par ailleurs, le 3 juin 2006, Bah avait été arrêté et placé en garde à vue au quartier général de la NIA à son retour au pays suite à une interview qu'il a accordée à un journal guinéenne sur la détérioration de la situation de la liberté de la presse en Gambie.

Bah a fait savoir que l'un des agents lui a dit : "Nous t'avons averti plusieurs fois de cesser de te mêler de nos affaires, mais tu persistes". À cause de la torture qu'il a subi, Bah a perdu une dent.

Auparavant, Bah avait été détenu de façon arbitraire et torturé dans son pays d'origine, la Sierra Leone. Il fut victime du régime militaire de Johnny Paul Koroma qui a renversé l'administration de l'ancien Président Ahmed Tejan Kabbah en 1997.

Depuis 1994, le gouvernement de la Gambie a attaqué les membres de la presse de façon systématique. Descentes, harcèlements et déportations fréquents de journalistes étrangers ont créé un environnement de travail plutôt timide dans bon nombre d'organes de presse. En plus de cela, la violence, les incendies criminels, les détentions et des longues heures d'interrogatoires par le NIA ont contraint les journalistes à fuir le pays.

Dernier Tweet :

En #Nicaragua, el control que Ortega ejerce sobre los medios se reduce a pesar de que recrudece la represión… https://t.co/sepcWMKhlZ