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La MFWA exhorte les leaders de la CEDEAO à faire pression sur le président Jammeh pour qu'il respecte l'ordonnance de libérer le journaliste Chief Ebrima Manneh

(MFWA/IFEX) - La Fondation pour les Médias en Afrique de l'Ouest (MFWA) exhorte les Chefs d'Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), surtout son Président en exercice, le Président Blaise Compaoré, dont la 34ème Session Ordinaire est en cours à Abuja, à assurer que le gouvernement du Président Jammeh de la Gambie libère, sans conditions, le journaliste gambien détenu, Chief Ebrima Manneh.

Suite à une action engagée par la MFWA auprès de la Cour de la CEDEAO en vue de contraindre le gouvernement gambien à libérer Manneh, la Cour a ordonné le 5 juin 2008 que Manneh soit libéré et qu'un dédommagement lui soit versé en raison de la violation de ses droits humains.

Comme d'habitude, trois semaines après le verdict de la Cour, les autorités gambiennes ne se sont pas prononcées sur l'affaire.

Manneh reste en détention depuis son arrestation le 7 juillet 2006 par des agents de la redoutable Agence Nationale des Renseignements (NIA) en présence de ses collègues, dans les locaux du "Daily Observer", un journal progouvernemental. L'arrestation de Manneh serait liée aux informations qu'il aurait transmises à un journaliste étranger qui a rédigé un article de fond sur le Sommet de l'Union Africaine tenu à Banjul.

La MFWA est très préoccupée par le fait que bien que le journaliste ait été aperçu plusieurs fois, la toute dernière étant le 27 juillet 2007, le gouvernement a constamment refusé de reconnaître qu'il l'a sous sa garde. Il n'a ni fait une déclaration formelle sur l'affaire, ni fait un effort en vue de mener une enquête sur les circonstances qui ont mené à la "disparition" de Manneh.

Le Président Jammeh fait partie de 15 Chefs d'Etat et de Gouvernement qui ont signé, le 9 janvier 2005, le protocole additionnel qui a modifié le Protocole de 1991 relatif à la Cour Communautaire de Justice pour qu'il comprenne les poursuites liées à la violation des droits humains des citoyens.

Le gouvernement a également refusé de comparaître devant la Cour. Cinq agents d'Etat qui auraient joué des rôles différents dans l'arrestation et la détention ultérieure de Manneh ont également refusé de comparaître devant la Cour.

Il est probable que la position du gouvernement aura des conséquences très importantes et des implications potentiellement dangereuses pour la situation des droits de l'homme en Afrique de l'Ouest. Par conséquent, la MFWA est persuadée que le gouvernement gambien devrait respecter les recommandations du protocole ainsi que les ordonnances des tribunaux régionaux.

La MFWA fait appel aux organisations de la libre expression pour qu'elles fassent pression sur le Président Jammeh en vue d'assurer la libération de Manneh et d'améliorer la situation des droits de l'homme en Gambie.

Mise à jour du cas Manneh: http://www.ifex.org/fr/content/view/full/94430

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