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La police prend des mesures répressives contre des manifestants

(MFWA/IFEX) - Le 6 août 2011, les forces de sécurité du pays ont violemment dispersé un groupe de défenseurs des droits humains qui manifestaient pour demander une enquête sur les attaques et menaces récentes proférées à l'endroit des journalistes et des médias du pays.

Le groupe a accusé l'Agence nationale de Renseignements (ANR) d'avoir physiquement agressé les journalistes et les citoyens du pays avec impunité.

Les manifestants, qui étaient principalement des professionnels des médias, des membres de l'organisation SOS Journaliste en danger, des groupes de la société civile et des membres des partis d'opposition, ont été agressés à coup de gaz lacrymogène.

Le correspondant de la Fondation pour les Médias en Afrique de l'Ouest (MFWA) a rapporté que la répression contre les manifestants à laquelle les agences de sécurité ont eu recours a obligé les leaders à mettre fin à la manifestation et à s'adresser aux manifestants devant l'ambassade de France à Lomé, la capitale.

Une déclaration lue par les manifestants a, entres autres, demandé l'ouverture d'une enquête sérieuse sur les allégations de menace de l'ANR à l'encontre des journalistes et la démission du colonel Yotroféi Massina de la tête de l'ANR.

"Face à ce péril que fait planer le pouvoir en place sur la liberté de presse, SOS Journaliste en danger exige la satisfaction de ses demandes en vue de rassurer les journalistes dans leur sécurité et de leur garantir un climat favorable au libre exercice de leur profession", a soutenu la déclaration.

Le correspondant a informé que depuis le 22 juillet, les journalistes critiques vis-à-vis des autorités avaient reçu des menaces d'"atteinte à l'intégrité physique et à la vie".

Toutefois, le ministre togolais de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Gnama Latta, a nié les allégations du groupe. Dans un communiqué lancé le 5 août, le colonel Latta a affirmé que les conclusions d'une enquête montrent que les allégations contre l'ANR n'étaient pas fondées et que son ministère était prêt à assurer la protection des journalistes du pays.

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