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Un chef d'opposition est détenu sans charge au Togo

(MFWA/IFEX) - Gérard Adja, premier vice-président de l'Organisation pour bâtir un Togo solidaire (OBUTS), reste en détention dans les locaux du Service de recherche et d'investigation (SRI) de la gendarmerie nationale depuis son arrestation le 13 janvier 2013 à Lomé.

Le correspondant de la Fondation pour les Médias en Afrique de l'Ouest (MFWA) a rapporté qu'Adja, qui reste en détention sans aucune charge officielle, est l'un des responsables du Collectif Sauvons le Togo (CST), un groupe d'opposition qui a organisé une manifestation le 10 janvier 2013.

« Pour l'heure, aucune charge n'est retenue contre M. Gérard Adja, et aucune information judiciaire n'est ouverte contre lui, aux dires du procureur de la République, qui n'était même pas informé de son arrestation », indique le CST qui avait dépêché dimanche, le même jour de son arrestation, quatre avocats pour l'assister.

Toutefois, deux d'entre les avocats, Raphaël Kpandé-Adzaré, président de la Ligue des Droits de l'Homme (LTDH), et Jil-Benoît Afangbédji, président de l'association Ensemble pour les Droits de l'Homme, ont été également gardés à vue sans aucun motif à la gendarmerie nationale puis libéré tard dans la nuit.

Selon le correspondant, le CST a dénoncé une « arrestation arbitraire et illégale », et la situation dans laquelle se trouve Adja prouve, à suffisance, qu'il s'agit purement et simplement d'une machination préméditée savamment orchestrée par le pouvoir en place en vue de décapiter le leadership du CST.

Le 10 janvier, la Police à Lomé a violemment interrompu une manifestation organisée par les membres du CST qui réclamaient des réformes institutionnelles et constitutionnelles avant la tenue des élections législatives du pays en mars 2013. Quatre journalistes s'en sont sortis avec des blessures.

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