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Une autre répression sanglante au Togo: Quatre personnes de plus tuées

Une image statique d'une vidéo montre les policiers dans la rue pendant une manifestation de l'opposition, Lomé, Togo, le 18 octobre 2017
Une image statique d'une vidéo montre les policiers dans la rue pendant une manifestation de l'opposition, Lomé, Togo, le 18 octobre 2017

REUTERS/via Reuters TV

Cet article a été initialement publié sur mfwa.org le 20 octobre 2017.

Il y eut encore une autre répression mortelle des manifestations de l'opposition au Togo, avec un bilan officiel de quatre morts.

Selon le correspondant de la MFWA au Togo, un garçon de 11 ans, Zomake Jojo a été tué par balles par les forces de sécurité à Lomé le 18 Octobre 2017. Trois autres personnes ont été tuées à Sokodé, à quelques 300 km au nord de Lomé.

La chaine française France 24 a rapporté les propos du Colonel Yark Damehame ministre de la Sécurité confirmant la mort des trois personnes à Sokodé durant une conférence de presse à Lomé le 19 Octobre. Ces derniers morts portent à neuf le nombre de personnes tuées par les forces de sécurité au Togo depuis le 19 Août lorsque l'opposition politique a commencé une série de manifestation à travers le pays pour réclamer la limitation des mandats présidentiels.

Deux personnes ont été tuées le 19 août, et trois autres le 5 octobre. Il y a depuis lors une série de manifestation contre la dynastie Gnassingbé qui dirige le pays depuis 50 ans. Le président Faure Gnassingbé est dans sa 12ème année au pouvoir, après avoir succédé à son père décédé qui a dirigé le pays pendant 38 ans.

Les derniers morts au Togo dépassent celles de la Guinée où sept personnes ont été tuées au début de cette année. En février, une manifestation des élèves et étudiants à Conakry a été violemment réprimée, faisant la mort de cinq élèves et deux autres citoyens.

Le 10 octobre, le gouvernement a durci le ton en annonçant une interdiction des manifestations en cours de semaine. A une conférence de presse organisée dans la soirée du premier jour de ces dernières manifestations, l'opposition a insisté que l'interdiction était illégale.

« Ce qui est tout à fait illégal et nous avons contesté », a dit Brigitte Adjamagbo, présidente de la coalition des partis d'opposition.

La MFWA trouve vraiment inquiétant la tournure des évènements et voudrait appeler la police à mettre fin à la violence. Nous réitérons notre appel au gouvernement à initier le dialogue à la demande de l'opposition en vue de calmer les tensions dans le pays.

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