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Violences répétées contre le journaliste Slim Boukhdir

(RSF/IFEX) - Le journaliste Slim Boukhdir a été agressé à plusieurs reprises dans les rues de Tunis après avoir dénoncé, dans des articles de presse, la responsabilité d'un proche du président Zine el-Abidine Ben Ali dans la bousculade qui a causé la mort de plusieurs adolescents lors d'un concert des artistes de la Star Académie libanaise.

"Slim Boukhdir fait partie d'un groupe restreint de journalistes et militants des droits de l'homme qui n'ont pas baissé les bras et qui continuent de lutter au quotidien pour les libertés civiques en Tunisie. Des policiers en civil le guettent devant son domicile et le suivent dans chacun de ses déplacements", a déclaré Reporters sans frontières.

Le 3 mai 2007, Journée internationale de la liberté de la presse, Slim Boukhdir a été agressé devant l'immeuble qui abrite le bureau de l'avocate Radia Nasraoui à Tunis. Des policiers en civil ont barré la route du journaliste et s'en sont pris à lui, le frappant à coups de pied, tout en le traitant de "traître" et d'"espion". Le 15 mai, Slim Boukhdir est de nouveau agressé à la sortie d'un cybercafé par un individu qu'il avait précédemment vu en compagnie des agents chargés de sa surveillance. Il a pu trouver refuge dans les locaux de l'Association internationale de soutien aux prisonniers politiques située non loin des lieux de l'agression.

Selon Slim Boukhdir, ces agressions seraient liées à des articles qu'il aurait publiés sur la tragédie de Sfax (270 km au sud de Tunis). Sept personnes ont trouvé la mort le 30 avril 2007 lors d'un concert de la version libanaise de la Star Académie. Il a dénoncé dans ses écrits la négligence de l'organisateur du concert, un membre de la famille de Leïla Ben Ali, la femme du Président. Ce journaliste est victime d'un harcèlement constant. Il avait été bousculé en décembre 2006, en compagnie de Samia Abbou, Moncef Marzouki et Samir Ben Amar alors qu'ils tentaient de se rendre à la prison du Kef où est actuellement détenu l'avocat Mohammed Abbou.

Reporters sans frontières rappelle que le président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali est l'un des 34 prédateurs de la liberté de la presse dans le monde.

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