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L'exil forcé du journaliste Abdallah Zouari prolongé de 26 mois

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières est indignée par les méthodes employées par le pouvoir tunisien pour asphyxier tous ceux qui ont un jour osé s'opposer à lui. Le journaliste Abdallah Zouari continue aujourd'hui de payer très cher son ancienne collaboration avec "Al Fajr", organe officieux du mouvement islamiste Ennahda.

"Près de douze ans de prison auxquels s'ajoutent cinq années de contrôle administratif ne suffisent pas à calmer les ardeurs des autorités tunisiennes qui continuent de s'acharner sur ce journaliste. Nous demandons que soit mis un terme à son exil forcé à des centaines de kilomètres du lieu de résidence de sa famille", a déclaré l'organisation.

Alors qu'elle devait prendre fin le 5 juin 2007, la peine administrative complémentaire à laquelle avait été condamné Abdallah Zouari en 2002 vient d'être prolongée de 26 mois sans qu'aucun élément ne vienne justifier cette décision. Le journaliste n'a pu obtenir aucune explication du chef de la police de la ville de Zarzis. Ce dernier lui a indiqué que les ordres venaient d'"en haut".

Après avoir purgé onze ans de prison pour "appartenance à une organisation illégale", Abdallah Zouari avait été libéré le 6 juin 2002. Il avait de nouveau été arrêté et condamné, en octobre 2003, à 13 mois de prison. Depuis sa sortie, en septembre 2004, le journaliste vit sous le coup d'une mesure d'éloignement à Zarzis (à 500 km de Tunis), où il est placé sous étroite surveillance, alors que sa femme et ses cinq enfants vivent à Tunis (lieu de son arrestation).

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