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LE GROUPE D'OBSERVATION DE LA TUNISIE ORGANISÉ PAR L'IFEX DEMANDE L'ABANDON DES CHARGES DE DIFFAMATION CONTRE UN JOURNALISTE

Les membres du Groupe d'observation de la Tunisie organisé par l'IFEX (TMG) exigent l'abandon de tous les chefs d'inculpation portés contre le journaliste tunisien Omar Mestiri, qui subit un procès pénal en diffamation, et que le président Zine el-Abidine Ben Ali relève le bilan de son pays en matière de libre expression.

Tandis que le TMG salue la libération, le mois dernier, du juriste et militant des droits de la personne Mohamed Abbou, « on ne saurait y voir une démarche authentique de la part du gouvernement vers la fin des attaques contre la liberté d'expression et d'association lorsque sévissent des violations incessantes », dit le président du TMG, Carl Morten Iversen.

Mestiri, directeur et rédacteur en chef du magazine en ligne « Kalima », est inculpé de diffamation à cause d'un article paru en septembre 2006 qui dénonçait la réhabilitation d'un avocat reconnu coupable de « faux et escroquerie ». Il risque trois ans de prison.

Comme Abbou, Mestiri a été inculpé à cause d'un article que les Tunisiens ne peuvent lire - le site web, hébergé par un serveur situé en France, est bloqué par le gouvernement depuis sa parution en 2000. Ces deux affaires découlent de plaintes déposées par des avocats proches des autorités, qui ont mené à des accusations « fallacieuses », dit le TMG.

Selon Reporters sans frontières (RSF), le procès de Mestiri est une « farce », ayant déjà été remis deux fois, et maintenant prévu pour le 28 août. « Ce procès est une nouvelle preuve que les autorités tunisiennes instrumentalisent la justice pour punir une publication indépendante », dit RSF. Le groupe fait d'ailleurs remarquer que Mestiri fait face au même juge qui, en 2005, a condamné Abbou à trois ans et demi de prison « dans un procès bidon ».

Le TMG constate que des centaines de Tunisiens ont été emprisonnés au cours des dernières années à la suite de procès iniques et politiquement motivés. Même les prisonniers politiques qui ont été libérés continuent de faire face aux persécutions - on leur refuse le droit de gagner leur vie tandis que leur liberté de mouvement est restreinte. En juin de cette année, le Ministère de l'Intérieur a prolongé de 26 mois l'interdiction arbitraire et la surveillance policière constante d'Abdallah Zouari. Autrefois reporter à l'hebdomadaire islamiste « Al Fajr », aujourd'hui disparu, Zouari a passé 11 ans en prison et plus de cinq ans en assignation, à domicile à près de 500 km de sa femme et de ses enfants.

RSF qualifie le Président Ben Ali de l'un des pires « prédateurs de la liberté de la presse » du monde entier et classe son régime parmi les pires ennemis de l'Internet dans le monde ».

Consulter les sites suivants :
- Action conjointe du IFEX/TMG : http://tinyurl.com/39cce4
- RSF, à propos des reports du procès : http://tinyurl.com/3dzw3h
- Communiqué de l'IFEX » sur la remise en liberté d'Abbou : http://tinyurl.com/2lnb3q
- « Kalima » : http://www.kalimatunisie.com/
- « Démocratie tunisienne : Espérer ou désespérer ? » : http://tinyurl.com/388zhw
(21 août 2007)

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