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UN JOURNALISTE REÇOIT UNE PEINE D'UN AN DE PRISON À L'ISSUE D'UN « PROCÈS INIQUE »

Cinq mois après que le juriste Mohamed Abbou, spécialisé dans les droits de la personne, eut été libéré, un journaliste tunisien a été condamné à un an de prison à l'issue d'un procès inique, rapportent l'Observatoire pour la Défense de la Liberté de la Presse, de l'Édition et de la Création (OLPEC), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et d'autres membres de l'IFEX.

Le 4 décembre, Slim Boukhdhir, journaliste pigiste connu pour ses vues et son franc parler sur le président Zine El Abidine Ben Ali et son régime, a été incarcéré pour un an pour avoir observé un « comportement insultant » à l'égard d'un haut dignitaire et avoir dérogé aux bonnes moeurs. Il a aussi écopé d'une amende pour avoir refusé de produire ses papiers d'identité.

Boukhdhir, qui collabore souvent au journal pan-arabe « Al Quds Al Arabi », basé à Londres, et au site web de la station de télévision par satellite « Al-Arabiya », a été arrêté à Sfax le 26 novembre.

« L'espoir d'une amélioration de la liberté de la presse, qui a suivi la libération du juriste des droits de la personne Mohammed Abbou en juillet, s'est évaporé », dit Reporters sans frontières (RSF).

Les avocats de Boukhdhir ont dénoncé le verdict comme une imposture, et affirment croire que cette culpabilité sert de représailles à sa couverture des violations des droits de la personne sous le régime Ben Ali. Ils envisagent d'interjeter appel de ce jugement « inique et motivé politiquement » - le juge a refusé à Boukhdhir le droit de contester les allégations faites par deux témoins choisis par la police.

Ce n'est pas la première fois que Boukhdhir est visé; il a tenu plusieurs grèves de la faim ces dernières années pour protester contre le harcèlement du gouvernement et le refus des autorités de lui délivrer un passeport. En mai, peu après avoir publié en ligne une histoire critique sur le frère de l'épouse du président, il a été agressé par ce qu'il croit être des policiers en civil à sa sortie d'un café Internet à Tunis.

Neziha Rejiba, de l'OLPEC et rédactrice du magazine en ligne « Kalima », bloqué localement, a déclaré au CPJ que « les critiques et les dissidents sont traités comme des criminels depuis que le président Ben Ali s'est emparé du pouvoir ».

Consulter les sites suivants :
- OLPEC : http://www.ifex.org/en/content/view/full/88158/
- CPJ : http://tinyurl.com/yqyoz7
- RSF : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=24637
- Alertes d'autres membres de l'IFEX sur le site web du TMG de l'IFEX : http://campaigns.ifex.org/tmg/fr_index.html
- « Kalima » : http://www.kalimatunisie.com/
(11 décembre 2007)

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