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L'IFEX-TMG condamne l'emprisonnement du journaliste Slim Boukhdir et demande sa remise en liberté

(IFEX-TMG) - Ci-dessous, un communiqué de presse de l'IFEX-TMG daté du 18 janvier 2008:

L'IFEX-TMG condamne l'emprisonnement du journaliste tunisien Slim Boukhdir et demande sa remise en liberté

Le Groupe de l'IFEX chargé de la surveillance de la Tunisie (TMG), coalition de 18 organisations membres du réseau de l'Échange international de la liberté d'expression (IFEX), condamne le jugement inique rendu le vendredi 18 janvier par un tribunal d'appel tunisien, qui confirme la peine d'un an de prison imposée au journaliste Slim Boukhdhir.

Collaborateur au journal "Al Quds al Arabi", basé à Londres, ainsi que de sites web bloqués en Tunisie, Boukhdhir a comparu ce matin devant un tribunal d'appel à Sfax, deuxième ville de Tunisie, parce qu'il aurait "agressé un fonctionnaire public dans l'exercice de ses fonctions" et "contrevenu aux règles d'un comportement décent". Au moins dix avocats ont pressé la cour d'abandonner ces chefs d'accusation, qui ont conduit un tribunal d'instance à le condamner le 4 décembre à un an de prison ferme. Les avocats ont aussi demandé sa remise en liberté immédiate après avoir expliqué que le principal crime de Boukhdhir est d'être un journaliste indépendant.

"Il est évident que la cour a reçu l'instruction de rendre un verdict aussi vindicatif et à caractère politique", a déclaré Mohamed Abbou, éminent défenseur des droits de la personne et ancien prisonnier d'opinion, qui a suivi le procès au nom du TMG.

L'arrestation de Boukhdhir est survenue le 26 novembre à Sfax, tandis qu'il se rendait à Tunis pour une rencontre déjà prévue avec un officier de police qui devait s'occuper de sa demande d'un nouveau passeport.

Boukhdir a fait la grève de la faim en novembre et en décembre pour protester contre le refus des autorités tunisiennes de lui délivrer un passeport et pour dénoncer les conditions d'incarcération abominables qui lui sont réservées et le harcèlement auquel se livrent les gardiens de prison et d'autres détenus.

"Il est triste que notre appel, adressé la veille du procès au gouvernement tunisien pour qu'il cesse d'utiliser le système judiciaire pour faire taire ses critiques et les châtier, n'ait pas été entendu", déclare le président du TMG, Rohan Jayasekera, du groupe Index on Censorship. "Nous réitérons notre appel aux autorités tunisiennes afin qu'elles libèrent immédiatement Slim Boukhdhir et qu'elles cessent de tourner le dos à leur engagement de se conformer aux normes internationales relatives à la liberté d'expression."

Les membres de l'IFEX-TMG:

Réseau d'information arabe des droits de l'Homme (HRINFO), Égypte
ARTICLE 19, Royaume-Uni
Journalistes canadiens pour la liberté d'expression (CJFE), Canada
Cartoonists Rights Network (CRN), États-Unis
Organisation égyptienne pour les droits de l'Homme (EOHR), Égypte
Index on Censorship, Royaume-Uni
Fédération internationale des journalistes (FIJ), Belgique
Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèques (IFLA), Pays-Bas
Institut international de la presse (IIP), Autriche
Union internationale des éditeurs (UIE), Suisse
Journaliste en danger (JED), République démocratique du Congo
Fondation Maharat, Liban
Media Institute of Southern Africa (MISA), Namibie
Centre PEN norvégien, Norvège
Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC), Canada
Association mondiale des journaux (AMJ), France
World Press Freedom Committee (WPFC), États-Unis
Comité des écrivains en prison de PEN International (WiPC), Royaume-Uni

Le groupe d'observation de la Tunisie de l'IFEX

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