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LE TMG DE L'IFEX DÉNONCE L'ASSAUT CONTRE LES DÉFENSEURS DES DROITS

Le Groupe d'observation de la Tunisie organisé par l'IFEX (IFEX-TMG), coalition de 18 membres de l'IFEX, condamne l'agression, par des agents des douanes, de deux militants éminents des droits de la personne en Tunisie, dont la dirigeante du groupe tunisien membre de l'IFEX, tandis qu'ils rentraient d'Europe la semaine dernière.

Sihem Bensédrine, secrétaire générale de l'Observatoire pour la Défense de la Liberté de la Presse, de l'Édition et de la Création (OLPEC), groupe membre de l'IFEX, et son mari, Omar Mestiri, directeur et rédacteur en chef du journal en ligne « Kalima », ont été retenus pendant six heures aux douanes à leur arrivée le 3 mars au port de La Goulette. Bensédrine a été violemment agressée, et en porte les marques sur son corps. Bensedrine et Mestiri se sont fait confisquer leurs téléphones cellulaires et leurs documents; les disques durs de leurs ordinateurs portables ont été recopiés.

L'agression fait suite à une autre attaque récemment contre Samia Abbou et Fatma Ksila, deux militantes agressées par la police le 18 février à Sousse.

« Je trouve difficile à croire, à quelques jours de la Journée internationale des femmes, que le gouvernement de la Tunisie puisse approuver une agression aussi haineuse contre une femme », a déclaré le président du TMG de l'IFEX, Rohan Jayasekera. « Pourtant, cette agression survient dans le sillage d'autres attaques récentes contre deux autres militantes, sans parler des nombreuses autres attaques contre les défenseurs des droits des femmes, Sihem notamment. »

Bensédrine, qui s'est vu décerner dernièrement le prix 2008 de la paix de la Danish Peace Foundation, a subi dans le passé des agressions physiques et verbales, comme d'avoir des côtes fracturées et d'autres blessures, y compris lorsqu'elle se trouvait en prison en 2001.

Bensédrine et Mestiri entendent porter plainte contre les agents des douanes pour « brutalité » et « séquestration ».

« Il est scandaleux qu'un pays qui se prétend à l'avant-garde de la modernité dans la région se livre à ce genre de violent abus de pouvoir contre les journalistes tunisiens et les défenseurs des droits de la personne de leur propre pays », indique Reporters sans frontières (RSF), qui classe la Tunisie au 145e rang sur les 169 pays qui figurent à son Index mondial de la liberté de la presse.

Consulter les sites suivants :
- IFEX-TMG : http://www.ifex.org/fr/content/view/full/91409/
- Site web du TMG de l'IFEX : http://tinyurl.com/2pw74j
- RSF : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=26011
(11 mars 2008)

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