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L'humoriste Ouled Baballah libéré après plus de 2 mois en prison pour avoir imité le Président de la République

(OLPEC/IFEX) - Ci-dessous, un communiqué de presse de l'OLPEC, daté du 2 avril 2008:

L'humoriste tunisien Ouled Baballah libéré

L'OLPEC se félicite de la libération de l'humoriste tunisien, Hédi Ouled Baballah survenue le 20 mars 2008 à l'occasion du 52ème anniversaire de l'indépendance du pays. Ce dernier a bénéficié d'une libération conditionnelle après avoir passé plus de 2 mois en prison.

Hédi Ouled Baballah avait été arrêté le 14 janvier au péage de Mornag et conduit au poste de police de Ben Arous (banlieue de Tunis). Il a été inculpé de "détention d'une matière stupéfiante classée dans la catégorie B" (cannabis) et condamné le 4 février par le tribunal de première instance de Ben Arous à un an de prison et une amende de mille dinars (environ 800$US).

Devant le tribunal où il a comparu le 4 février, il avait nié les faits et déclaré qu'il s'agit d'une machination policière liée à son dernier sketch. Cette hypothèse a été considérée comme la plus crédible aux yeux des organismes non gouvernementaux (ONG) de défense de la liberté d'expression, tenant compte du fait que le célèbre humoriste venait de présenter un sketch audacieux dans un lieu privé où il imitait le président de la république tunisienne et que ce sketch a largement circulé en Tunisie par un enregistrement de téléphone portable.

Le comédien avait déjà été arrêté auparavant durant 3 jours et passé à tabac dans les locaux de la police en mars 2007 suite à la présentation d'un premier sketch, toujours dans un lieu privé, où il imitait également le président tunisien. Choqués par cette arrestation, des artistes et des personnalités du monde de la culture se sont mobilisés pour exiger sa libération à travers le monde.

L'OLPEC rappelle que le journaliste indépendant, Slim Boukhdhir est toujours en prison en train de purger une peine d'un an à laquelle il avait été condamné en décembre 2007; officiellement, il a été inculpé d'outrage à policier et de refus de présenter sa carte d'identité. Ce qu'on lui reproche en vérité ce sont ses écrits sur la corruption dans des journaux publiés à l'étranger. Actuellement, il est détenu dans des conditions inhumaines à la prison de Sfax et l'accès à son médecin lui est dénié.

L'Observatoire:
- félicite Hédi Ouled Baballah ainsi que sa famille pour sa libération
- exige la libération sans condition du journaliste Slim Boukhdhir

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