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Une journaliste de Radio Kalima arrêtée et agressée

(OLPEC/IFEX) - Ci-dessous, un communiqué de presse de l'OLPEC daté du 24 novembre 2008:

Une journaliste de Radio Kalima arrêtée et agressée

Faten Hamdi, journaliste à Radio Kalima, le site d'information en ligne ( http://www.kalimatunisie.com ) a été arrêtée lundi 24 novembre par un grand nombre de policiers en civil. Elle a été agressée en public devant l'Institut préparatoire aux études de lettres et de sciences humaines de Tunis et entraînée sauvagement vers le district de police d'El Gorjani, dans la capitale tunisienne.

La correspondante de Radio Kalima assurait la couverture d'une manifestation organisée par les étudiants de l'Institut, manifestation qu'un grand nombre de policiers en civil essayait de contenir par la force.

Selon des témoignages recueillis auprès d'étudiants arrêtés en même temps que Faten Hamdi et d'après les traces sur différentes parties de son corps, la journaliste a été sauvagement agressée par un grand nombre de policiers en civil alors qu'elle effectuait son travail.

La correspondante de Radio Kalima a été isolée dans une cellule à l'intérieur du district de police. Elle a été rouée de coups et son appareil d'enregistrement a été confisqué et détruit. Son sac à main a été fouillé et sa carte d'identité nationale déchirée. Elle a été aussi agressée verbalement. On lui a proposé de collaborer, moyennant finances, avec la police ou de rejoindre les rangs de l'armée nationale, si elle acceptait de quitter son poste à Radio Kalima.

La journaliste n'a été relâchée que vers 20 heures, après quatre heures de détention et après la libération des étudiants arrêtés en même temps qu'elle.

Compte tenu de la gravité de cet acte, qui constitue une agression contre un journaliste dans l'exercice de ses fonctions et une violation flagrante de la liberté d'expression et des droits des journalistes, OLPEC:

- dénonce les agissements violents et barbares des forces de la sécurité, et en particulier les policiers, du district de police d'El Gorjani, qui ont violé la loi et porté atteinte à l'intégrité physique des personnes;

- considère que cet acte constitue désormais une pratique courante et systématique exercée par le pouvoir en Tunisie contre les journalistes et les défenseurs des droits de l'Homme;

- appelle les autorités tunisiennes à mettre un terme au harcèlement des journalistes et à respecter la liberté de la presse et de l'information;

- rappelle que ces pratiques qui ont lieu à quelques jours de la célébration du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme illustrent l'inconséquence des autorités tunisiennes qui se vantent d'être des défenseurs des droits humains et de la liberté de la presse et des journalistes.

Pour l'OLPEC
La secrétaire générale
Sihem Ben Sedrine

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