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La liberté et l'intégrité physique du journaliste Slim Boukhdhir gravement menacées

(OLPEC/IFEX) - Ci-dessous, un communiqué de presse de l'OLPEC daté du 25 décembre 2008:

La liberté et l'intégrité physique de Slim Boukhdhir, gravement menacées

L'Observatoire National pour la Liberté de Presse, d'Edition et de Création (OLPEC) exprime sa préoccupation face à l'acharnement des autorités tunisiennes contre le journaliste Slim Boukhdhir qui fait l'objet de harcèlements continus et dont l'intégrité physique est menacée.

Il y a quelques jours, les autorités tunisiennes ont ouvertement menacé Slim Boukhdhir de le renvoyer en prison et lui ont signifié que ses déplacements étaient étroitement surveillés.

Dans le même temps, les autorités tunisiennes ont fait comprendre au journaliste Slim Boukhdhir, par le biais d'un collègue "intermédiaire" qu'elles étaient prêtes à négocier avec lui et à lui accorder des avantages matériels s'il acceptait de renoncer à sa ligne éditoriale.

Les autorités tunisiennes ont menacé Slim Boukhdhir de lui intenter l'accusation de recevoir des fonds d'organisations étrangères, alors qu'il s'apprêtait à recevoir une subvention du Fonds d'aide aux journalistes en détresse relevant d'une organisation internationale de journalistes.

Slim Boukhdhir a déclaré à l'OLPEC que l'intermédiaire qui l'a contacté, un jour après avoir reçu une communication téléphonique du Fonds en question, connaissait le montant exact de la subvention qui devait être envoyée par poste, ce qui confirme que les communications de Slim Boukhdhir étaient bien sur écoute.

Cet incident intervient, aussi, au moment où Slim Boukhdhir vient de signer un contrat avec l'organisation Reporters sans frontières (RSF) pour devenir son correspondant en Tunisie et préparer des rapports sur la situation de la liberté de presse dans ce pays.

Slim Boukhdhir avait été libéré en juillet 2008, après huit mois d'emprisonnement suite une affaire montée de toutes pièces. Le 20 septembre 2008, il a été enlevé, à Sfax, par des policiers en civil qui l'ont menacé d'agression.

Slim Boukhdhir est, également, encore privé de passeport.

L'OLPEC fera assumer aux autorités tunisiennes la responsabilité de toute atteinte à l'intégrité physique de Slim Boukhdhir ou de toute affaire manigancée contre lui.

L'OLPEC dénonce la poursuite des pratiques indignes du régime tunisien visant à intimider ou à assujettir les journalistes.

L'OLPEC condamne l'implication des autorités tunisiennes dans des crimes se rapportant à l'interception des communications des journalistes et des militants de la société civile et dans des atteintes à leur vie privée.

Pour l'OLPEC
La vice-présidente
Neziha Rjiba

Pour des informations complémentaires sur le cas Boukhdir, cliquer ici: http://www.ifex.org/fr/content/view/full/97185

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