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Plusieurs journalistes victimes d'attaques et intimidations par les autorités alors qu'ils couvraient des manifestations

(OLPEC/IFEX) - Ci-dessous, un communiqué de presse de l'OLPEC daté du 31 décembre 2008:

Attaques et menaces contre les journalistes tunisiens

Les autorités tunisiennes ont intensifié, ces derniers jours, leurs attaques contre les journalistes indépendants, devenus une cible privilégiée pour les forces de sécurité, à travers des actes d'intimidation et de harcèlement et des campagnes de dénigrement dans la presse de caniveau.

Le 30 décembre 2008, l'Observatoire National pour la Liberté de Presse, d'édition et de Création (OLPEC) a été informé que des journalistes tunisiens ont été menacés dans leur intégrité physique et empêchés d'accomplir leur mission alors qu'ils tentaient de couvrir les manifestations de protestation organisées par la société civile en solidarité avec le peuple palestinien, suite aux raids israéliens contre la bande de Gaza.

Le journaliste Lotfi Hajji, correspondant de la chaîne "Al Jazeera", a été violemment agressé et ses lunettes ont été brisées alors qu'il couvrait une manifestation de protestation.

Le journaliste Mohamed Hamrouni, rédacteur au journal "Al mawqif" et correspondant du journal qatari "El Arab" a été lui aussi roué de coups et menacé de graves sanctions s'il continuait à adopter la même ligne éditoriale dans sa couverture de l'actualité nationale.

Le Journaliste Ismail Dbara, correspondant du journal en ligne "Elaph" a été empêché par la force de couvrir une manifestation de protestation. Il a été frappé, giflé et insulté à deux reprises, délesté de son téléphone portable et de son portefeuille et menacé dans son intégrité physique. Il a été également empêché par la police politique d'accéder aux bureaux de ses confrères qui ont été violentés le même jour.

Le domicile du journaliste Lotfi Hidouri, rédacteur au magazine électronique "Kalima" et journaliste à l'agence "Quds Press" a fait l'objet d'une surveillance très rapproché. Des voitures banalisées, des voitures de police et des véhicules motorisés ont stationné devant son domicile jusqu'à une heure tardive, terrorisant sa famille et ses visiteurs.

Parallèlement, les autorités tunisiennes poursuivent leur campagne de dénigrement, de diffamation et de calomnie contre la journaliste Sihem Bensedrine, directrice du magazine électronique "Kalima" dans la presse tunisienne de caniveau ou au moyen d'insertions payantes dans la presse étrangère.

L'OLPEC considère que ces pratiques, devenues systématiques et organisées, sont une agression caractérisée dont l'objectif est de bâillonner la voix des journalistes indépendants et de les empêcher d'accomplir leur mission en toute objectivité, à l'heure où le régime tunisien s'apprête à organiser un carnaval médiatique en prévision de la campagne électorale de 2009 qui doit aboutir à l'attribution d'un cinquième mandat au Président Ben Ali.

L'OLPEC dénonce fermement les agressions ignobles des services du ministère de l'intérieur contre les journalistes dans l'accomplissement de leur mission.

Il exprime son entière solidarité avec les journalistes agressés et les exhorte à faire preuve de courage et de persévérance dans l'accomplissement de leur devoir.

Il appelle les autorités tunisiennes au respect des professionnels du secteur médiatique et à leur assurer toutes garanties nécessaires à l'accomplissement de leurs fonctions, conformément à la convention des Nations des Unies relative à la protection des journalistes.

Pour l'OLPEC
La secrétaire générale
Sihem Bensedrine

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