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Des membres du syndicat des journalistes luttent pour leur indépendance

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) continue de se battre pour son indépendance, après avoir été illégalement mis en tutelle par des partisans du gouvernement le mois dernier, disent les membres du Groupe d'observation de la Tunisie organisé par l'IFEX (TMG), l'Observatoire pour la liberté de presse, d'édition et de création (OLPEC) et d'autres groupes membres de l'IFEX.

Le 8 septembre, un tribunal tunisien a reconnu les nouveaux membres du conseil exécutif du syndicat, après que des journalistes favorables au gouvernement eurent été élus illégalement le 15 août et eurent entamé une poursuite afin de s'emparer du syndicat. Suite à la décision du tribunal le 8 septembre, la police a évincé physiquement des locaux du syndicat les membres du conseil exécutif (ceux qui avaient été élus démocratiquement l'an dernier), indiquent le TMG, l'OLPEC, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et la Fédération internationale des journalistes (FIJ). La police a évincé Nejiba Hamrouni, trois employés du syndicat et le correspondant d'« Al-Jazeera » et militant des droits de la personne Lotfi Hajji, d'après ce que rapporte le CPJ. Le SNJT a déclaré à la FIJ, à laquelle il est affilié, que le président évincé du syndicat, Neji Beghouri, a été empêché de pénétrer dans les bureaux, qu'il a été agressé et emmené par la police.

Le Secrétaire général de la FIJ, Aidan White, a déclaré que « c'est une très lourde et violente ingérence dans le journalisme. C'est inacceptable et cela démontre l'intolérance d'un régime qui met la politique de la force devant la démocratie. »

Les membres du conseil exécutif du SNJT élus démocratiquement ont tenu le 12 septembre une conférence de presse dans les bureaux de l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), précise le TMG, où des représentants de l'ATFD et d'autres ONG ont condamné avec force les violations flagrantes de la loi et du droit à l'action syndicale, ainsi que l'ingérence de la police politique dans les affaires internes du SNJT. Un représentant de la FIJ était également présent afin d'appuyer le droit des journalistes tunisiens d'appartenir à un syndicat indépendant.

D'après le TMG et l'OLPEC, l'absence d'indépendance du système judiciaire tunisien sert souvent à viser les journalistes critiques et les défenseurs des droits de la personne ainsi que les militants politiques. L'OLPEC se dit « gravement préoccupé par l'intolérance grandissante des autorités publiques à l'égard de quelque association indépendante, en particulier par le coup orchestré récemment contre le bureau légitime du SNJT ».

Le TMG, coalition de 20 groupes membres de l'IFEX, a exprimé son appui au bureau du syndicat des journalistes tunisiens élu démocratiquement, et « dénonce avec véhémence le recours à la police et au système judiciaire pour usurper la direction du syndicat ».

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