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Il faut des médias forts et une société civile forte après la révolution, dit le TMG de l'IFEX

Elisabeth Eide

Si les Tunisiens doivent jouer un rôle informé dans la transition du pays vers la démocratie, il leur faut des médias libres et indépendants et une société civile forte, démocratique et ouverte, indique le premier rapport du Groupe d'observation de la Tunisie organisé par l'IFEX (TMG de l'IFEX), depuis la chute du régime du Président Zine el-Abidine Ben Ali, en place pendant 23 ans.

Intitulé « L'oppression a laissé de profondes cicatrices : Évaluation des exigences critiques pour la liberté d'expression dans la transition démocratique de la Tunisie », le rapport documente les préoccupations clés et les difficultés immédiates concernant la censure et la libre expression en Tunisie - comme elles sont perçues par plus de 80 professionnels des médias, les défenseurs de la société civile et les autorités interviewés lors de la mission du TMG de l'IFEX en Tunisie du 9 au 16 avril.

Le rapport a constaté que l'on peut déjà relever des restes du régime de Ben Ali dans l'industrie des médias, comme un cadre juridique suranné et même certains de ses hommes liges.

Reconnaissant que certains progrès ont été réalisés depuis le 14 janvier, le rapport du TMG de l'IFEX s'attaque également à ce qu'il faut faire pour maintenir l'élan de changement à la veille de l'élection de l'Assemblée constituante, prévue le 23 octobre 2011.

« Le gouvernement tunisien doit - en consultation avec les différents intervenants - mettre en place un cadre propice qui assurera le pluralisme et la diversité dans les médias. Le nouveau paysage médiatique doit prendre en compte les aspirations démocratiques des Tunisiens et s'attaquer rapidement au monopole exercé dans le secteur par les proches alliés de l'ancien régime », a déclaré Fatou Jagne Senghore d'ARTICLE 19 lors du lancement du rapport la semaine dernière à Tunis.

De plus, la « participation est la clé », a déclaré Rohan Jayasekera de Index on Censorship, qui préside le TMG de l'IFEX. « La démocratie a besoin de l'engagement le plus vaste et de l'éventail d'opinions le plus étendu possible, et tandis que les journalistes citoyens et les militants du web doivent toujours travailler comme garants de la révolution tunisienne, il reste encore au gouvernement par intérim de la Tunisie et à une bonne partie des médias grand public à faire leurs preuves devant le peuple. »

La mission s'est déroulée sous la direction de l'Association mondiale des journaux et des éditeurs de médias d'information (WAN-IFRA), dans le cadre d'un projet continu du TMG de l'IFEX qui, cette année, se concentre sur une campagne qui vise à mettre fin à la censure.

L'oppression a laissé de profondes cicatrices : Évaluer les exigences cruciales de la liberté d'expression pour la transition démocratique en Tunisie

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