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Le gouvernement ferme l'accès à YouTube; les citoyens protestent contre les restrictions à l'Internet

En Turquie, la loi sur l'Internet habilite les autorités à bloquer l'accès à des milliers de sites web. Après avoir bloqué l'accès à YouTube en 2008, le gouvernement turc a fermé récemment 44 adresses d'IP qui offraient d'autres moyens pour accéder au site web de partage de vidéos appartenant à Google, selon ce que rapportent la Fondation de Communication IPS (BIANET) et Reporters sans frontières (RSF). Deux mille personnes ont réagi en descendant dans la rue pour protester contre les restrictions imposées à l'utilisation de l'Internet.

Le blocage de 44 adresses d'IP, ordonné à la mi-juin, empêche d'accéder à d'autres services de Google comme Google Maps et Google Analytics. Mais la liberté sur Internet est trafiquée aussi à des fins de chantage financier. Des reportages dans les médias turcs indiquent que bien qu'un juge ait déclaré que YouTube était censuré parce qu'il violait la loi sur Internet, un ministre du gouvernement a laissé entendre que c'était en réalité pour taxer les recettes publicitaires de YouTube et de Google.

Le 17 juillet, environ 2 000 manifestants sont descendus dans la rue à Istanbul, parmi elles des membres d'organisations non gouvernementales, des représentants de sites web et des activistes des droits de la personne, qui ont exigé la liberté de l'Internet. Ils ont scandé des slogans comme : « Élevez, élevez, élevez la voix dans la rue », « Vous ne vous échapperez pas tout seuls - tous ensemble ou personne ». Les protestataires ont brandi des bannières sur lesquelles on pouvait lire : « N'abandonnez pas votre liberté sur Internet » et « Pas de censure des sites politiques ».

Beaucoup de jeunes se sont joints à la manifestation parce qu'ils voient dans l'Internet le seul lieu de libre expression qui s'érode. « Ils veulent faire entendre leur voix dans la rue puisqu'ils ne peuvent se faire entendre sur les plate-formes de l'Internet », a déclaré à BIANET Bulent Aydin, du parti Égalité et Démocratie (EDP).

Lors d'un épisode distinct de censure, un site web a été interdit dans le sud-est de la Turquie. L'accès a été bloqué parce que le site contenait des articles et des commentaires critiques de lecteurs à propos du gouverneur local. Les tribunaux ont rendu leur décision le 2 juillet.

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