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Des dizaines de personnes arrêtées dans une vague de répression du gouvernement contre la liberté de parole

Une professeure et un éditeur bien connu et son fils ont été arrêtés récemment dans le cadre d'une vague de répression dirigée contre la dissidence et la liberté de parole, selon ce que rapportent la Fondation de Communication IPS (IPS Communication Foundation, BIANET), l'Initiative pour la liberté d'expression (DSKG, Antenna-TR) et d'autres groupes membres de l'IFEX. Une cinquantaine de personnes ont été détenues au cours de la semaine dernière.

La professeure Busra Ersanli et l'éditeur et défenseur des droits de la personne Ragip Zarakolu ont été mis en détention à la suite d'une descente de la police dans les bureaux du Parti de la Paix et de la Démocratie (BDP), pro-kurde, le 28 octobre à Istanbul. Ils sont depuis inculpés aux termes de la Loi antiterroriste et restent détenus. Zarakolu est inculpé d'« appartenance à une organisation illégale », après avoir prononcé un discours lors d'un événement du BDP, selon ce que rapporte le Comité des écrivains en prison du PEN International (WiPC).

L'Union internationale des éditeurs (UIE) fait remarquer que « ces arrestations font partie d'une répression plus vaste commencée en 2009 et toujours en cours contre les partis politiques kurdes ».

Ersanli enseigne le droit constitutionnel à l'Université Marmara et est membre de l'Assemblée du BDP, rapporte BIANET. Bien que le BDP soit un parti politique légal et démocratique, le gouvernement traite ses membres comme des criminels en prétendant qu'ils appuient l'Union des Communautés du Kurdistan (KCK), interdit.

Zarakolu est un militant réputé, président du Comité sur la liberté de publier de l'Association des éditeurs turcs. L'UIE qualifie Zarakolu, lauréat du Prix international 2008 de la Liberté de publier décerné par l'UIE, d'« homme en qui beaucoup voient le champion le plus éminent de la liberté d'expression et des droits des minorités en Turquie ». Il a passé beaucoup de temps devant les tribunaux parce qu'il a pris la parole sur des sujets controversés; l'UIE s'inquiète que la prison n'affecte sa santé, déjà hypothéquée.

Un des fils de Zarakolu, Deniz Zarakolu, rédacteur à la maison d'éditions « Belge », avait déjà lui aussi été arrêté le 2 octobre après avoir donné un cours sur la philosophie politique à l'académie de science politique du BDP, et est détenu depuis, rapportent les membres de l'IFEX, qui affirment qu'il faut certainement prévoir d'autres arrestations.

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