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Des descentes effectuées au petit matin à travers le pays raflent une série de journalistes pro-kurdes

Au moins 25 journalistes figuraient parmi les 40 personnes et plus arrêtées dans une rafle effectuée hier dans l'ensemble de la Turquie, en raison de leurs liens prétendus avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), selon ce que rapportent la Fondation de Communication IPS (BIANET), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et Reporters sans frontières (RSF). Les arrestations portent à plus de 90 le nombre des journalistes incarcérés dans les prisons de Turquie, ce qui fait de ce pays l'un des pires du monde pour la détention des journalistes, dit BIANET.

"Nous appelons Ankara à rendre publiques l'identité des journalistes détenus ainsi que toutes les accusations portées contre eux", dit le CPJ. "Le gouvernement doit aussi présenter immédiatement les preuves à l'appui de cette répression alarmante et généralisée. Sans transparence, cette vague de répression ressemble à un effort pour réduire au silence les voix dissidentes."

Les raids qui étaient coordonnés et qui ont été effectués au petit matin, se sont étendus à sept villes de Turquie, dont Istanbul, Diyarbakir, Van, Izmir et Ankara, et s'inscriraient dans une "opération KCK", selon ce que rapportent les membres de l'IFEX. La KCK, ou Union des Communautés du Kurdistan, est l'organisation parapluie qui inclut le PKK militant. Le PKK est classé comme organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l'Union européenne.

Les premiers rapports indiquent que l'opération visait non seulement les médias pro-kurdes mais aussi les médias grand public qui travaillent à l'occasion avec eux, fait remarquer RSF.

Selon la FIJ, plusieurs médias ont été réduits à la fermeture. Parmi les détenus, on compterait 10 journalistes de l'agence de nouvelles pro-kurde "Dicle", le photographe Mustafa Ozer, de Agence France-Presse, arrêté chez lui à Istanbul, ainsi que Zeynep Kuray, reporter qui couvre les questions des droits de la personne pour le quotidien "Bir Gun".

Cliquer ici pour consulter la liste complète des journalistes détenus, liste dressée par BIANET

Les arrestations sont survenues au moment où 65 journalistes se trouvaient déjà en prison en attente de procès, la plupart du temps sous prétexte d'allégations d'activités terroristes, dit la FIJ.

Le mois dernier, une mission internationale comprenant RSF, l'Institut international de la presse (IIP), la Fédération européenne des journalistes (FEJ) et d'autres groupes s'est rendue en visite en Turquie pour exiger la libération immédiate de tous les journalistes turcs apparemment emprisonnés à cause de leur travail.

Voir le rapport de la mission ici

La FEJ a en outre lancé une campagne internationale de cartes postales pour exprimer sa solidarité avec les journalistes emprisonnés.

Joignez-vous à 700 autres et appuyez la campagne ici

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RT @cchrcambodia: #HRD and land activist #TepVanny has been released tonight, after more than 2 years of unjust imp… https://t.co/dNfBmm7rkN