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Un collaborateur de médias français, détenu dans le plus grand secret, est victime de mauvais traitements

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières appelle les pays membres du G8 à intervenir en faveur de sept journalistes et militants des droits de l'homme détenus depuis deux semaines. "Nous avons toutes les raisons de croire qu'ils sont victimes de mauvais traitements" s'est inquiétée l'organisation.

"Cela fait deux semaines maintenant qu'Annakurban Amanklytchev, le collaborateur de la société de production Galaxie-Presse et de la chaîne de télévision France 2, Ogoulsapar Mouradova, la correspondante de Radio Free Europe, ses trois enfants et deux militants des droits de l'homme sont détenus dans le plus grand secret au Turkménistan. Nous avons toutes les raisons de croire qu'ils sont victimes de mauvais traitements, s'est inquiétée Reporters sans frontières. Nous appelons d'ores et déjà les pays membres du G8 - dont le sommet se tient du 15 au 17 juillet 2006 à Saint-Pétersbourg - à faire pression auprès des autorités turkmènes afin qu'elles libèrent ces sept personnes".

"Il est urgent que la communauté internationale se mobilise pour que la liberté d'expression existe au Turkménistan. Ce pays est l'un des pires au monde concernant le respect des droits de l'homme et de la liberté de la presse. Il est de notre responsabilité à tous de dénoncer cette situation et de tout mettre en oeuvre pour que les journalistes turkmènes et les défenseurs des droits de l'homme ne soient plus harcelés", a ajouté Reporters sans frontières.

Annakurban Amanklytchev était l'interlocuteur de la journaliste Catherine Berthillier, de la société de production audiovisuelle Galaxie-Presse. Elle avait pris contact avec ce militant des droits de l'homme en mars dernier afin de réaliser un carnet de route sur le Turkménistan pour "Envoyé Spécial", le magazine de France 2. Il a été arrêté le vendredi 16 juin. Des témoins, qui ont pu l'apercevoir dans les locaux du ministère de la Sécurité nationale, indiquent qu'il "subit un interrogatoire jour et nuit d'une extrême violence. Il est devenu méconnaissable et l'on craint pour sa vie."

Ogoulsapar Mouradova, la correspondante de la radio américaine Radio Free Europe/ Radio Liberty au Turkménistan, a été arrêtée sans aucun motif, le 18 juin, à Achkhabad. Des membres des forces de l'ordre se sont rendus à son domicile et l'ont conduite au ministère de l'Intérieur sans présenter aucun mandat d'arrêt ni convocation officielle. Les services secrets détiennent également depuis le 19 juin, ses trois enfants, Sona, Maral et Berdy Mouradova. Par ailleurs, nous sommes sans nouvelles des deux militants des droits de l'homme Elena Ovezova et Sapardurdy Khajiev, également interpellés le 16 juin.

Les accusations officielles portées contre la journaliste et les autres militants des droits de l'homme arrêtés ont été rapportées par la chaîne du président Saparmourat Niyazov, Achkhabad TV. Le pouvoir les soupçonnerait d'être à l'origine d'un complot contre le chef de l'Etat.

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