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Un nouveau projet de loi protège les lanceurs d'alerte, mais la liberté de la presse reste toujours menacée

Le parlement ougandais a adopté un projet de loi pour protéger les personnes qui divulguent des informations sur des affaires de corruption ou qui dénoncent des infractions à la loi dans des organismes, gouvernementaux ou privés, selon ce que rapporte ARTICLE 19. Mais les journalistes ougandais se battent pour le droit à leur travail, tandis que le nombre des violations de la liberté de la presse s'est accru dans le pays en 2009, par la suspension, à de multiples reprises, des stations de radio, disent les groupes locaux de défense des droits.

Le projet de loi sur les lanceurs d'alerte a été approuvé le 3 mars par le parlement, et encourage la transparence et la reddition de comptes. Il offre des moyens pour les citoyens ougandais de rapporter les affaires de corruption ou de conduite inopportune, à l'intérieur ou à l'extérieur d'organismes gouvernementaux. Le projet de loi « interdit le châtiment de ceux qui divulguent des informations de bonne foi, et renonce aux pénalités criminelles et civiles contre ceux qui révèlent des renseignements secrets ». Quiconque harcèle un lanceur d'alerte est passible de peines criminelles. Cependant, le projet de loi ne protège ceux qui s'adressent directement à la presse ou au public. ARTICLE 19 presse l'Ouganda d'aller plus loin et de mettre pleinement en oeuvre la Loi de 2005 sur la liberté d'accès à l'information.

Par ailleurs, les autorités resserrent toujours plus leur emprise sur les médias. Les journalistes Robert Kalundi Sserumaga et Geoffrey Wokulira Ssebaggala poursuivent devant les tribunaux le Conseil de la radiodiffusion (Broadcasting Council) parce qu'il a suspendu leur émission radiophonique de discussions, selon ce que rapporte le Réseau des droits de la personne pour les journalistes-Ouganda (Human Rights Network for Journalists-Uganda, HRNJ-Uganda). Le dossier a été déposé en novembre 2009 et, tout récemment, les audiences ont été reportées pour la deuxième fois. « La justice est différée et refusée », dit Ssebaggala.

L'an dernier, le Conseil a banni une série d'émissions intitulée « Ebimeeza », qui offrait un forum pour encourager la participation du public, afin d'obliger les autorités à rendre des comptes de leurs actions. En 2009, au moins 18 journalistes de la télévision et de la radio ont été congédiés. Aussi, des centaines de journalistes derrière les stations de radio fermées n'ont pu parler publiquement de leurs doléances, par crainte de représailles.

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