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Les journalistes sont en état de siège à cause de la loi sur la sédition

Un journaliste ougandais a été accusé de sédition après avoir écrit deux articles dans lesquels il se demandait si le gouvernement ougandais était impliqué dans les attentats à la bombe de juillet à Kampala, selon ce que rapportent le Réseau des droits de la personne pour les journalistes-Ouganda (Human Rights Network of Journalists-Uganda, HRNJ-Uganda) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). La loi sur la sédition est utilisée de manière systématique contre les journalistes dissidents. Plus d'une dizaine de journalistes ougandais sont poursuivis à l'heure actuelle aux termes de cette loi.

Le journaliste Timothy Kalyegira, qui écrit pour le magazine en ligne « Uganda Record », a publié deux articles en juillet : « Qui a fait sauter les bombes en Ouganda ? » et « Pourquoi le Rwanda ne condamne-t-il pas Al-Shabaab ? » Les articles citaient des sources proches du renseignement rwandais qui blâment les services de renseignement ougandais, qui seraient à l'origine de ces attentats. (Al-Shabaab a revendiqué la responsabilité des explosions du 11 juillet.)

Kalyegira a été arrêté le 2 août et relâché sous caution. Le 4 août, son domicile a été perquisitionné; la police a confisqué son ordinateur portable, son passeport et son téléphone. Kalyegira est le premier journaliste en ligne à être accusé de sédition en Ouganda.

« La loi enfreint non seulement les droits à la liberté d'expression, de conscience et d'opinion, mais elle empêche le public de surveiller les gens au pouvoir et de leur faire rendre des comptes de leurs actions », dit HRNJ-Ouganda, un groupe membre par intérim de l'IFEX.

Selon un nouveau rapport de HRNJ-Ouganda, les journalistes qui couvrent la nouvelle pour les médias électroniques ou qui expriment des vues politiques différentes dans des émissions d'interviews-variétés courent des risques plus grands. Plus de 30 journalistes ont subi des insultes et des abus de pouvoir entre janvier et juin 2010, selon ce qu'indique le « Mid-Year Press Freedom Index Report 2010 » (Rapport semestriel de 2010 sur l'Indice de la liberté de la presse). Pendant ce temps, huit journalistes risquent un procès pour sédition. Le rapport apporte en outre des précisions sur les journalistes arrêtés et agressés pour avoir photographié la brutalité policière, et sur les journalistes arrêtés et torturés tandis qu'ils couvraient une élection partielle.

De plus, l'Association des Journalistes d'Afrique de l'Est (Eastern Africa Journalists Association, EAJA) rapporte que, le 14 juillet, le parlement ougandais a adopté la Loi sur l'interception des communication, qui habilite les agents de sécurité du gouvernement à enregistrer les conversations privées, sous prétexte de lutte contre le terrorisme.

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