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Les activistes en ligne connus comme les « cinq des EAU » sont libérés

Le militant des droits de la personne Ahmed Mansour étreint sa femme à l'extérieur de la prison Al Wathba le 28 novembre 2011, après que sa peine d'emprisonnement eut été commuée
Le militant des droits de la personne Ahmed Mansour étreint sa femme à l'extérieur de la prison Al Wathba le 28 novembre 2011, après que sa peine d'emprisonnement eut été commuée

© 2011 Samer Muscati/Human Rights Watch

Les activistes en ligne « cinq des EAU » ont enfin été libérés et se remettent d'une grève de la faim de deux semaines après avoir protesté contre les violations massives des voies de droit régulières entourant leur emprisonnement et leur procès, selon ce que rapporte une coalition de sept groupes membres de l'IFEX et d'organisations de défense des droits de la personne.

La coalition a accueilli favorablement leur remise en liberté et a invité le gouvernement à retirer la condamnation injuste des dossiers des militants, à leur rendre leurs passeports, à leur accorder une compensation pour leur emprisonnement erroné et à enquêter sur cette erreur judiciaire. La coalition se compose du Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI), Human Rights Watch, Index on Censorship, du Centre du Golfe pour les Droits de la personne (Gulf Centre for Human Rights, GCHR), Alkarama (Dignité), Amnistie Internationale et du groupe Front Ligne Defenders.

La coalition a également demandé aux autorités de prendre des mesures immédiates afin de protéger les activistes, qui ont reçu de nombreuses menaces de mort d'individus affiliés au gouvernement, et qui sont visés par une campagne de dénigrement lancée par les médias liés au gouvernement. D'après un rapport du GCHR, soutenu par Human Rights Watch et l'IFEX, la police et le système judiciaire n'ont tenu aucun compte des dizaines de plaintes déposées concernant les menaces de mort et les mesures d'intimidation adressées aux défenseurs et à leurs familles. De plus, un proche parent de l'un des défenseurs a été agressé par un partisan du gouvernement à l'extérieur du tribunal, le jour du prononcé de la sentence.

« Libérer les "UAE5" est un premier pas, mais ces gens n'auraient jamais dû passer une seule minute derrière les barreaux, encore moins sept mois », a déclaré Sarah Leah Whitson, chef du bureau du Moyen-Orient à Human Rights Watch. « Une simple commutation ne défera pas le traitement abominable de cette affaire par le gouvernement. »

Le blogueur Amhed Mansour, chargé de cours à l'université Nasser bin Ghaith, ainsi que les militants pro-démocratie en ligne Fahad Salim Dalk, Ahmed Abdul-Khaleq et Hassan Ali al-Khamis ont tous été arrêtés en avril et inculpés d'« insultes publiques » contre des officiels des E.A.U. en relation avec des commentaires affichés sur un site web qui critiquait les politiques et les actions du gouvernement. Mansour a en outre été inculpé d'incitation à la violence pour avoir signé une pétition en faveur de la démocratie.

Le 27 novembre, un tribunal a condamné Mansour à trois ans de prison et les autres activistes à quatre ans d'emprisonnement. Le Président des E.A.U., le cheik Khalifa bin Zayed Al-Nahyan, a gracié les journalistes le 28 novembre, et les cinq hommes ont tous été libérés le même jour, selon ce que rapporte la coalition.

« Ils ont tout fait pour faire de moi un criminel, mais je considère que me battre pour les droits de la personne et la liberté de parole fait partie de mon devoir patriotique », a déclaré Mansour à l'AP.

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